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Al-Andalus

Très demandé dans tout l'Orient et en Europe il est nommément cité dans la Guenizah du Caire [ C 18 ]. La communauté musulmane naissante a d'abord adopté des rites judaïsants en priant notamment en direction de Jérusalem ou de Pétra , lieu de pèlerinage.

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La mosquée est un des principaux signes de l'autorité du dirigeant et bien que toutes les villes ne possédaient pas de mosquée il était courant de voir des bâtiments cultuels islamiques. Hormis les petits bâtiments servant à la prière en commun, la construction de mosquées en Al-Andalus est assez tardive puisqu'il faut attendre entre soixante à cent-cinquante ans pour voir surgir de terre de grandes mosquées comme celle de Cordoue ou de Séville [ 30 ] , par la suite toutes les villes qui aspiraient à concentrer des pouvoirs importants financent la construction de grandes mosquées comme ce fut le cas par exemple à Badajoz où Ibn Marwan comprend la nécessité d'y bâtir un imposant bâtiment signe de l'opulence de la ville qu'il a fondée [ 30 ].

Enfin, il est important de noter que dans beaucoup de cités, essentiellement dans celles contrôlées par des Latins convertis, la construction des mosquées est un signe de rattachement à l'islam.

On dénombre encore aujourd'hui plusieurs mosquées dont la plupart ont été transformées en églises comme à Cordoue, Séville, Niebla [ 29 ] mais dans beaucoup d'autres villes, malgré les fouilles, la localisation des édifices religieux musulmans est difficile et seuls les textes de l'époque nous donnent une information souvent vague sur l'emplacement de ceux-ci.

Bien que les traces écrites soient rares, les fouilles permettent de retrouver au sein de villes considérées comme des grands centres de pouvoirs les contours de citadelles [ 31 ]. Placées sur la meilleure position de la ville, offrant la vue la plus large, les citadelles avaient pour but la défense contre les ennemis extérieurs mais parfois la population locale représentait une plus grande menace. C'est ainsi que dans des villes comme Tolède ou Séville par exemple, le mur d'enceinte est rasé et les pierres utilisées pour la construction d'une forteresse permettant de préserver le gouverneur et ses soldats en cas de révolte de la population [ 32 ].

Les citadelles se différenciaient aussi en fonction de leur situation géographique; à l'est du pays comme à Murcie ou Dénia , les villes possédaient des citadelles quasiment imprenables, ce qui n'était pas le cas à l'ouest vers la zone de l'actuel Portugal [ 31 ].

Enfin, comme les mosquées et la citadelle, les ports, les marchés, les cimetières et les bains étaient aussi sous l'autorité directe du sultan [ 33 ]. Ville importante dès l'époque romaine, Cordoue est avantagée par sa position géographique.

Proche du Guadalquivir et située au milieu de vastes champs très fertiles elle est une des premières cités à être conquise par les armées arabo-berbères, qui en confieront la défense à des Juifs en En , elle se retrouve au centre du pays lorsqu'il est décidé qu'il serait judicieux d'en faire sa capitale au détriment de Séville. Le vieux pont romain en ruine est reconstruit de même que la muraille.

On y vient de toute la péninsule et d'Afrique du Nord. Dès l'arrivée du premier émir, Abd Al-Rahman I er on y construit une grande mosquée faisant face au fleuve mais aussi un palais, l'Alcazar, où ont lieu toutes les cérémonies officielles, les réceptions. À l'extérieur de la ville Abd Al-Rahman I er construit la Rusafa en souvenir des palais syriens de son enfance.

La madinah ou la kasbah , qui en constituait le centre, était entourée d'une grande muraille bâtie sur le tracé d'un ancien rempart romain. Le centre ville était coupé de deux grandes voies qui menaient vers les différents quartiers de la ville.

Ce centre ville, où étaient essentiellement regroupés les familles juives mais aussi les autres artisans et commerçants est devenu rapidement trop petit pour accueillir les nouveaux arrivants. Hormis les Berbères et les Arabes, la capitale cordouane comptait de nombreux Esclavons venus d'Europe du Nord mais aussi des Noirs d'Afrique ou encore des Mozarabes, ces Chrétiens ayant adopté le style de vie islamique et où ils possèdent de nombreux couvents et églises [ C 4 ].

Capitale de à , Séville , est une cité en perpétuelle rébellion contre l'autorité des émirs de Cordoue. Il est extrêmement difficile de connaître l'état économique de la cité. Certains indices permettent cependant d'en avoir une idée, ainsi la facilité qu'avaient eu les Vikings à piller Séville en semble montrer que la ville ne disposait pas des fortifications adéquates, d'où une certaine précarité des gouverneurs locaux [ 34 ].

À la suite de ce pillage, Abd Al-Rahman II entreprend la reconstruction de la ville en bâtissant une mosquée agrandie par la suite par les Almohades qui y ajoutent la Giralda , un souk, un arsenal et surtout d'un réseau de tours et de murailles qui donnent à la ville la réputation de cité imprenable.

Avec Abd Al-Rahman III, les fruits des succès sont visibles, on y accroît la culture des olives , du coton et de l'agriculture en général. Patio de las Doncellas, Alcazar de Séville. Capitale du royaume Wisigoth jusqu'en , Tolède est la ville qui a le mieux gardé son héritage romain. C'est elle aussi qui même longtemps après la Reconquista a su garder son esprit de tolérance. Durant l'époque du califat la ville qui compte une très importante communauté mozarabe et juive est un exemple de la Convivencia.

C'est une cité prospère grâce à son marché mais aussi avec ses riches terres fertiles et de plus, sa situation sur le Tage à la rencontre de trois collines lui confère une importance militaire de premier ordre, malgré tout c'est la première ville de cette envergure qui sera prise lors de la reconquête. Le 25 mai , la ville tombe sous les coups d' Alphonse VI de León qui perpétue l'esprit de tolérance et soutient les arts et les sciences avec la traduction de nombreux ouvrages arabes.

En ce qui concerne Valence , la ville n'acquiert son importance que tardivement. Fondée par les Romains, c'est une des premières cités à tomber aux mains des armées de Tariq ibn Ziyad qui l'arabisent et devient un centre de la culture arabe dans la péninsule. Ce n'est qu'avec la chute du califat que la ville commence son rayonnement avec l'arrivée massive de familles d'Afrique du Nord qui contribuent à sa prospérité. Les sciences et techniques issues de la civilisation islamique se développent en al-Andalus dès les premiers temps de la conquête musulmane de l'Hispanie.

Les troupes démobilisées à la suite de la défaite face à la cavalerie franque, composées d'Arabes et de Berbères appelés collectivement Maures , en s'installant dans ces nouvelles terres de la péninsule Ibérique , sont émerveillées de la présence de ruisseaux et de terres si fertiles.

La médecine est également une des plus avancées au sein du monde médiéval [ 36 ]. Il est extrêmement difficile de déterminer le nombre de personnes vivant en Andalus tant les frontières mobiles et les guerres ont façonné la démographie du pays.

À son âge d'or, il est avancé le chiffre de dix millions de résidents, non-musulmans compris. On y trouvait des Celtes et des Wisigoths antérieurs à l'arrivée des Arabes, des Berbères, des Slaves, des Francs entre autres [ C 5 ]. Parmi les chrétiens on pouvait distinguer ceux qui avaient conservé leur culture antérieure et les Mozarabes qui avaient adopté, après la conquête musulmane, les coutumes et la langue arabes, tout en maintenant leur religion.

L'islamisation de la société après la conquête arabe est rapide. L' islam sunnite a été la religion officielle de l'Espagne musulmane de la conquête en jusqu'à la chute du royaume de Grenade en Le courant théologique officiel était l' acharisme. La jurisprudence y était exercée dans un premier temps selon l'école juridique awzâ'ite pour ensuite être appliquée selon l'école malékite. La jurisprudence zâhirite fut parfois appliquée mais son influence fut minime et ponctuelle [ 42 ].

Les non-musulmans, formant la majorité des population autochtones lors de la conquête, avaient le statut de dhimmi et payaient la jizya , qui s'élevait à un dinar par an. Quant aux pauvres, ils en sont complètement exemptés. Elle était payée en contrepartie de la protection militaire offerte par la nation musulmane aux dhimmis.

Le refus de payer cet impôt avait comme résultante la mort. Les conditions de vie des non-musulmans et le concept de convivencia font l'objet de nombreux débats. María Rosa Menocal , spécialiste de la littérature Ibérique, considère que la tolérance faisait partie intégrante de la société andalouse.

Selon elle, les dhimmis, formant la majorité de la population conquise, bien qu'ayant moins de droits que les musulmans, avaient une meilleure condition que les minorités présentes en pays chrétiens. L'historien Serafín Fanjul souligne, au contraire, que cette tolérance a souvent été exagérée par les historiens [ 46 ]. La différence entre les religions se traduit par un ensemble de discriminations religieuses: Le chrétien ne peut avoir de serviteur musulman [ 39 ].

La situation des chrétiens dans les premiers temps était différente selon les villes et les traités que les autorités locales avaient établies à l'arrivée musulmane. Dans la région de Mérida ils peuvent garder leurs propriétés à l'exception des ornements des églises. Dans les provinces d'Alicante et de Lorca ils versent un tribut. Dans d'autres cas il arrivait aussi que la situation ne leur soit pas aussi favorable comme pour certains grands propriétaires chrétiens qui voient leurs terres en partie spoliées [ C 7 ].

Néanmoins, à partir de , avec l'arabisation et l'islamisation du pays, le changement est patent. La chrétienté connaît par la suite un rapide déclin démographique et culturel [ 47 ]. Ce n'est qu'à l'époque du califat qu'une plus grande tolérance se fait jour car les chrétiens ne constituent plus une menace pour le pouvoir [ 47 ]. La situation des juifs est globalement meilleure que celle des chrétiens. Ils sont, au début, d'actifs collaborateurs du pouvoir musulman [ 47 ]. Leur arabisation est totale.

Les juifs choisiront alors soit la conversion à l'islam ou la fuite vers les royaumes chrétiens du nord [ 47 ]. Les Juifs auraient constitué un temps la communauté la plus stable et la plus riche du pays, bien que des historiens comme Bernard Lewis soient en désaccord avec ce point de vue, notamment quand il rapporte le massacre en de Juifs lors d'émeutes, d'une durée de 3 jours, provoquées par la population musulmane qui n'accepte pas l'enrichissement d'un vizir juif jugé trop puissant et fastueux [ 49 ].

Avant , date de la prise de Tolède par les chrétiens, la péninsule Ibérique était aux quatre cinquièmes sous domination musulmane, le nord relevant de quatre royaumes chrétiens et depuis d'une marche franque créée par Charlemagne avec Barcelone comme capitale [ 50 ]. Après cette bataille de Tolède de , la Reconquista , reconquête chrétienne, progresse fortement. Al Andalus se réduit à un peu plus de la moitié du territoire espagnol. Lorsque les Chrétiens commencèrent à s'unir pour repousser les musulmans installés depuis les années , la région était dirigée par un calife , le calife de Cordoue.

Des milliers de musulmans quittent l'Espagne ou se réfugient dans le petit royaume de Grenade [ 50 ]. En , en pleine déroute, un chef musulman nasride prend possession de Grenade et fondé le royaume de Grenade , reconnu vassal par la Castille en et qui devait ainsi lui payer un tribut.

De temps en temps, éclataient des conflits dus au refus de payer et qui se terminaient par un nouvel équilibre entre l'émirat maure et le royaume chrétien. En , Mohammed XII devient émir, dépossédant son père, événement qui déclencha les guerres de Grenade. Un nouvel accord avec la Castille provoqua une rébellion dans la famille de l'émir et la région de Malaga se sépara de l'émirat. Ce dernier, pressé par la population affamée et devant la suprématie des rois catholiques, qui avaient de l'artillerie, capitule le 2 janvier , mettant ainsi fin à onze ans d'hostilités et à sept siècles de présence du pouvoir islamique dans cette extrémité de l'Espagne.

En revanche, la présence de populations musulmanes dans l'Espagne redevenue chrétienne ne prit fin qu'en , lorsqu'elles furent totalement expulsées d'Espagne par Philippe III inquiet du désir de revanche des Morisques , des troubles qu'ils occasionnent, de raids barbaresques sur les côtes espagnoles et de l'aide attendue des Ottomans [ 50 ].

La culture des céréales était principalement située sur les terres sèches au Sud de Jaén ou de Cordoue. Les régions à l'ouest de Séville quant à elles étaient de grandes productrices d'huile d'olive et de raisin. Le bananier, le riz, les palmiers ou encore la canne à sucre étaient cultivés dans le sud et le sud-est. Les fruits et légumes comme l'asperge, l'amandier, le cerisier ou l'oranger par exemple, ont été introduits très tard dans le pays.

Le coton était essentiellement produit dans la région de Valence ou de Murcie enfin le ver à soie et le lin l'étaient dans la région de Grenade. Les vastes étendues boisées autour de Cadix , Cordoue , Malaga ou Ronda permettaient au pays de lancer de grands projets coûteux en bois, comme les chantiers navals. Arrivée de Chine par la Perse , la soie est cultivée essentiellement dans la région du haut Guadalquivir aux pieds des sommets de la sierra Nevada et de la sierra Morena [ C 13 ] enrichissant les villes proches comme Baza où même Cadix.

Le commerce de la soie était une grande source de richesse pour le pays qui la vendait dans tout le bassin méditerranéen, au Yémen, en Inde mais aussi en Europe du Nord jusqu'en Angleterre. Les Européens et en particulier les Italiens s'ouvrent à ce commerce et leurs marchands s'aventurent de plus en plus sur la route de la soie, de plus la vogue de la laine d'Angleterre ou de Flandres supplante la soie.

La laine quant à elle, exploitée depuis l'Antiquité est essentiellement produite autour du fleuve Guadiana et dans toute l' Estrémadure. Sous la domination musulmane elle est intensément produite et exportée, notamment avec les élevages de moutons de race dite Mérinos dont le nom vient des Mérinides , une dynastie berbère d'Afrique du Nord.

C'est du Maghreb que les musulmans de la péninsule apprendront les techniques d'élevage, d'organisation des transhumances entre les différentes saisons, les règles juridiques concernant les droits d'exploitation des sols. Alphonse X de Castille lui-même reprendra ces techniques et juridictions pour les imposer sur ses terres.

Bocairent près de Valence est alors un des grands centres de fabrication de tissus dans la péninsule. Les marchands andalous exportent jusqu'en Égypte à la cour des califes fâtimides où en Perse [ C 16 ].

Comme dans tout le monde musulman en général les terres andalouses sont pauvres en fer et on est obligé de l'importer d'Inde. Les lames de Tolède sont aussi connues que celles de Damas et se vendent à prix d'or dans tout le bassin méditerranéen ou en Europe. Le métal le plus exploité dans le pays est le cuivre , extrait essentiellement dans la région de Séville qui l'exporte sous forme de lingots ou d'objets manufacturés, décoratifs ou usuels [ C 16 ]. Tout aussi rare que le fer, le bois, matière indispensable pour l'industrie ou la construction navale, manquait cruellement à travers le monde musulman qui était obligé de lancer des expéditions jusqu'en Dalmatie pour trouver des bois de qualité.

L'avantage certain que possédait Al-Andalus grâce à ses grandes étendues boisées surtout autour de Dénia ou Tortosa lui permettait d'exporter en grande quantité, mais au fur et à mesure que la Reconquista progressait, les forêts se raréfiaient [ C 17 ].

Introduit en Orient quelques années après la bataille de Talas en , le papier est une matière essentielle dans l'économie andalouse. Très demandé dans tout l'Orient et en Europe il est nommément cité dans la Guenizah du Caire [ C 18 ].

La grande majorité des esclaves venaient du pays nommé bilad as-Sakalibas c'est-à-dire pays des esclaves et qui englobait toute l' Europe orientale et centrale. Les esclaves provenant d'Europe étaient essentiellement des Slaves capturés autour de la région de L'Elbe , la Dalmatie ou encore les Balkans. Les Scandinaves sont les principaux vendeurs d'esclaves, ils les acheminent jusqu'aux abords du Rhin où des marchands, essentiellement juifs, achètent les esclaves puis les revendent dans toute l'Europe comme à Verdun qui est le principal centre de castration des esclaves, mais aussi à Prague ou encore en Orient ou en Andalousie.

Toutefois avec l'arrivée des Almoravides , le commerce d'esclaves européens diminuera au profit de ceux d'Afrique [ C 19 ]. Bien avant l'arrivée arabe, la péninsule Ibérique possède de solides infrastructures routières mises en place par les Romains mais laissée à l'abandon avec l'arrivée des Wisigoths. Durant la domination arabe, les principaux axes routiers internes partaient tous de Cordoue , la capitale et rejoignaient les grandes villes du pays comme Séville , Tolède , Almería , Valence , Saragosse ou encore Malaga.

En ce qui concerne le commerce extérieur, le principal axe était celui qui joignait l'Andalousie à l'actuel Languedoc-Roussillon qui fut durant un demi-siècle une province arabe avec des villes comme Arles ou Narbonne d'où partaient les marchandises vers toute l'Europe ou l' Orient. Les marchands andalous y achètent essentiellement des armes ou des draps des Flandres et y vendent des soieries et des épices. Les Baléares et principalement Majorque , entre et , verrouillent le commerce en Méditerranée , ainsi qu'entre la péninsule et Alger.

Les îles offrent également une base pour les expéditions pirates. Les ports andalous étaient essentiellement tournés vers le commerce avec l'Afrique du Nord, la Syrie ou le Yémen. C'est par voie maritime qu'étaient transportés les produits pondéreux comme le bois, la laine, le blé mais aussi les pèlerins en direction de La Mecque [ C 20 ]. Le souverain domine le peuple et possède tous les pouvoirs, n'obéissant qu'à sa seule conscience et aux règles islamiques.

Il est le personnage central du pays et plus encore depuis qu'Abd Al-Rahman III s'est fait couronné calife, commandeur des croyants. Le souverain a l'autorité absolue sur les fonctionnaires et l'armée. Il nomme qui il souhaite aux hauts postes de l'État. Le souverain apparaît rarement en public [ C 21 ] , surtout après la construction du palais de Madinat Al-Zahra par Abd Al-Rahman III où les réceptions sont régies par un protocole strict et complexe, ce qui ne manque pas d'éblouir les ambassadeurs occidentaux marqués par la crainte respectueuse qu'inspirait le calife à ses sujets.

Le souverain garde auprès de lui dans son palais sa famille. La plus grande cérémonie dans la vie d'un souverain est la baya , hommage qui marque l'avènement d'un nouveau dirigeant.

Sont présents sa famille proche et éloignée, les hauts dignitaires de la cour, juges, militaires, etc. Toutes ces personnes jurent fidélité au nouveau souverain selon un ordre hiérarchique importé du califat Abbasside par Zyriab. Ensuite viennent les fêtes de la rupture du jeune du mois de Ramadan puis la fête du Sacrifice qui sont célébrées avec faste [ C 21 ].

Il est très difficile de réaliser une carte précise des différentes régions d'Al-Andalus tellement ses frontières étaient mobiles et les changements de dirigeants fréquents.

Il est parfois même plus sûr de se fier aux sources chrétiennes qu'aux sources arabes de l'époque. Toutefois dans les grandes lignes et selon de nombreux auteurs arabes le pays était divisé en marches tughur ou taghr au singulier et en districts kûra au singulier, kuwar au pluriel [ C 22 ] , [ 52 ]. Situés entre les royaumes chrétiens et l'émirat, les marches font office de frontière et de zone tampon. Inspirées des tughur que les Abbassides avaient placés sur leur frontière avec Byzance, ces marches étaient défendues par des forteresses plus ou moins grandes en fonction de l'intérêt stratégique des lieux.

Gouvernées par des militaires aux pouvoirs étendus, les populations y vivant bien qu'étant en état de guerre y menaient une existence dans une paix relative dû aux forces que le gouvernement central y plaçait [ C 22 ].

Dans le reste du pays, des garnisons formées de soldats arabes mais aussi des mercenaires garantissent la sécurité du territoire. L'administration quant à elle n'est pas aux mains d'un militaire mais d'un wali qui est nommé et surveillé par le pouvoir central.

Le wali gouverne une circonscription provinciale. Chaque kûra possède donc un chef-lieu, un gouverneur et une garnison.

Le gouverneur habite dans un bâtiment fortifié kâsba du chef-lieu. Yâqût en dénombre au total 41 et Al-Râzî, quant à lui donne le chiffre de Apparu dès les débuts de la présence arabe dans la péninsule, ce mode de division administrative, lui-même hérité du modèle des Abaassides de Bagdad ou des Omeyyades de Damas, subsistera jusqu'à la fin de la présence musulmane en Espagne [ C 23 ].

Le souverain est entouré de conseillers, les vizirs , le premier vizir qui est aussi à la tête de l'administration est le hadjib. Ce dernier est la seconde personne en importance après le souverain et il peut entrer à tout moment en contact avec celui-ci et doit l'en tenir informé du bon fonctionnement des affaires du pays.

Le hadjib est aussi après le souverain, la personne la mieux payée et il est objet de tous les honneurs mais en contrepartie il est responsable d'une administration lourde et complexe. Il vit dans l' Alcazar puis à Madinat al-Zahra après la construction de celle-ci [ C 24 ]. Le premier diwan est la Chancellerie ou le katib al-diwan ou diwan al-rasail. Il a la responsabilité des diplômes et brevets, des nominations et des correspondances officielles.

Ce diwan a aussi la responsabilité de la Poste ou barid , système de communication hérité des Abbassides. Enfin le premier diwan gère les Services de Renseignement [ C 25 ].

Sous l'autorité de mozarabes ou de Juifs, la gestion des finances ou le khizanat al-mal est organisé de manière complexe. On y comptabilise les revenus de l'État ainsi que les revenus du souverain.

En Andalus, les impôts sont la première entrée d'argent, à cela s'ajoutent les tributs des vassaux et les recettes extraordinaires. Parmi les impôts, on retrouve la zâkat pour les musulmans, la djizîa pour les non-musulmans mais aussi d'autres impôts que le gouverneur lève en cas de besoins.

La cour royale représente un poste de dépense important. Le calife, lieutenant de Dieu sur Terre, est aussi juge de tous les Croyants. Il peut exercer cette fonction s'il le souhaite mais en général il la délègue à des subordonnés investis du pouvoir de juridiction c'est le cadi.

Le cadi de Cordoue est le seul à être directement nommé par le calife, les autres étant en général nommés par les vizirs ou des gouverneurs de province. Lors d'un jugement, le cadi est seul et il est assisté d'un conseil remplissant un rôle uniquement consultatif. Le cadi est choisi en fonction de ses compétences en matière de droit islamique, mais aussi pour ses qualités morales.

Ses jugements sont sans appels bien qu'il soit possible dans certains cas de demander à être jugé de nouveau par le même cadi ou un autre cadi ou par un conseil réuni à cet effet. Les sentences les plus graves sont exécutées par les autorités civiles ou militaires. Outre les jugements, le cadi gère les biens de mainmorte , entretient les mosquées, les orphelinats et tout bâtiment destiné aux plus défavorisés.

Enfin il lui est permis de présider la prière du vendredi, ou des autres fêtes religieuses. La justice est gratuite, aussi, le cadi qui se doit d'être d'un caractère pieux et doit rendre justice équitablement est mal payé mais reste un personnage considérable au sein de l'État.

Il n'y a aucun bâtiment conçu pour les audiences de justice, les jugements se faisant dans une pièce attenante à la mosquée. Le cadi peut juger entre deux Musulmans ou entre un Musulman et un Chrétien.

En cas de litige entre Chrétiens c'est un magistrat spécial qui est affecté et qui juge selon l'ancien droit wisigoth, entre Juifs c'est un juge juif [ C 27 ]. Au temps d'Al-Andalus, la loi était issue de la charia. Un fonctionnaire est spécialement affecté pour maintenir l'ordre public, c'est le sahib al-suk qui aujourd'hui a pour équivalent l'officier de police. Il s'assure que la population accomplit les devoirs religieux, du bon comportement de la population dans la rue, de l'application des règles discriminatoires envers les dhimmis.

Toutefois sa fonction principale est de traquer les contrefaçons et les tromperies dans les marchés en vérifiant les poids et mesures, s'assurant de la qualité des produits vendus, etc. Les règles auxquelles il doit se conformer sont consignées dans des traités qui indiquent les mesures à prendre pour chaque cas qui se présente.

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