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Si on s'entend pas avec eux ou on choisit la Champagne pouilleuse ou on reste dans la Mitidja!

110 BIS, LE LAB D'INNOVATION


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Pour pallier à tout mauvais procés et pour rester dans la ligne légale, je demanderai aussi une copie de la carte d'identité. Cela peut paraître fort, mais vu la teneur de certains messages, je préfère me préserver des mauvais coucheurs. A bon entendeurs, salut. Je m'excuse auprés de ceux dont je n'ai pas eu le temps de répondre, ce travail m'a pris du temps. N'oubliez pas que je suis preneur de toute archive, documents, livres, photos, récits, etc On devrait être plus à l'écoute des conseils expérimentés des personnes âgées.

La grand-mère enseigne à ses petits-enfants ses méthodes pour traiter les maladies. C'est une grande et noble figure que celle de l'amiral de Gueydon. Elle se détache avec un relief saisissant dans l'histoire administrative de notre Colonie, oubliée aujourd'hui, mais si fertile en précieux renseignements. On les retrouve exposés avec clarté et méthode dans l'ouvrage de M. Il a choisi avec discernement les textes et les pièces officielles et privées qui, dans l'ordre chronologique et le plan adopté, constituent l'armature de cet ouvrage considérable.

Il est seulement regrettable que M. Dominique ait apporté si peu d'empressement à commenter les gestes de son personnage et qu'il se soit tenu dans une position presque inexpugnable que, par un euphémisme courtois, je qualifierai de neutralité officielle. Sans vouloir entrer dans l'analyse détaillée de cette publication, il est intéressant de dégager certaines phases de la vie si mouvementée du premier gouverneur civil, phases qui se lient étroitement à l'évolution de notre histoire coloniale.

Pendant, les périodes troublées de , au lendemain de la défaite, des scènes d'une violence inouïe se déroulent et s'enchaînent avec une rapidité que les passions politiques colorent et animent.

Une phalange de journalistes ardents et convaincus entretient cette agitation populaire qui prend les proportions d'une révolte. Chose remarquable, la Municipalité d'Alger parvient à contraindre le général Esterhazy, alors gouverneur, à démissionner, elle l'escorte à l'Amirauté et le force à s'embarquer. Le préfet d'Alger, M. Warnier, abandonne ses fonctions et le colonel de gendarmerie se constitue prisonnier entre les mains de son commandant C'est dans ces circonstances, que M.

Le nouveau gouverneur ne se dissimulait pas les difficultés qu'il avait à résoudre. La situation politique soulevait des problèmes délicats que l'esprit pénétrant et agile de l'administrateur devait résoudre avec une promptitude de décision exemple de faiblesse. La tâche se compliquait de l'insurrection. D'un mot, l'amiral de Gueydon la qualifia: Il la voulut d'une sévérité extrême, mais nul plus que lui ne fit preuve d'une sagacité aussi impartiale, aussi équitable.

On le vit défendre aux soldats le pillage et l'inutile destruction des cultures et des plantations, s'opposer au fonctionnement des cours martiales et conserver aux conseils de guerre leur compétence normale, même sous le régime de l'étal de siège. La presse avait souvent reproché à l'amiral de Gueydon de n'être qu'un marin.

Elle se défiait des mérites trop spéciaux de l'homme qui, en raison de son passé et de ses études ne semblait pas doué des qualités solides et réelles de l'administrateur. Mais l'intelligence et l'activité du "marin " suppléa à son inexpérience. En quelques mois, il acquit un sens très sûr et très droit sur les problèmes complexes que soulevaient notre domination en Algérie et la coexistence de races différentes.

Lorsque le fameux décret Crémieux fut rendu, il déchaîna une tempête d'imprécations dans la presse algérienne et suscita le mécontentement irrité de la population indigène.

Il serait oiseux de revenir sur cette question encore brûlante. Mais l'amiral combattit sans relâche ce décret prématuré et toujours à la veille d'être abrogé! Il signala que les Israélites étaient de détestables miliciens, que leur cohésion dans la vie politique les amènerait fatalement à détenir le pouvoir dans la plupart des centres insuffisamment européanisés.

Il ne croyait pas à la possibilité d'une assimilation entre la race autochtone et la race immigrante. Il s'insurgeait contre l'esprit de libéralité qui avait laissé distribuer des terres immenses aux indigènes et ne songeait pour contenir leurs instincts belliqueux qu'à les frapper de lourdes contributions à la moindre velléité de révolte. Ce sont ces principes, consacrés par la pratique qu'il défendit lors de l'affaire des indemnités.

On sait qu'en dédommagement des pertes éprouvées par les colons, lors de l'insurrection, 19 millions devaient être répartis entre Mais lorsqu'il fut à prévoir que cette somme ne serait pas tout entière, affectée à sa destination primitive, faute d'emploi, le Gouverneur eut à lutter contre des influences occultes et puissantes.

Les indemnitaires et les concessionnaires de forêts voulaient à tout prix que les 19 millions fussent complètement dépensés, alors que l'amiral de Gueydon désirait consacrer l'excédent au développement de la colonisation. Malgré un désaccord passager avec M.

Thiers, le gouverneur finit par obtenir gain de cause. C'est à cette même époque que M. L'essai de colonisation alsacienne-lorraine qui fut tenté en Algérie, fut malheureux. Ce fut encore l'amiral de Gueydon qui procura aux immigrants l'argent et les terres nécessaires. Tel est l'exposé rapide des principales questions qui sollicitèrent de la part du gouverneur, avec une connaissance approfondie de la situation économique de l'Algérie, une clairvoyance aiguisée par les attaques incessantes dirigées contre lui.

Il en fut d'autres moins importantes, mais combien difficiles et malaisées à résoudre pour l'homme abreuvé par moments de toutes les amertumes, alors que lui faisaient défaut le concours des colons qu'il protégeait et du gouvernement qui le suspectait de népotisme.

Ce sont par exempte, les difficultés que lui suscitèrent le Conseil municipal d'Alger et les Conseils généraux: Il fallut que l'amiral plaidât devant le juge de paix et, chose curieuse, le pourvoi dirigé contre la décision de cette juridiction et déclaré irrecevable par la Cour de Cassation, fut rédigé par M.

Laferrière qui, trente ans plus tard, devait être nommé gouverneur de notre Colonie. Les seconds contestant aux assesseurs musulmans de droit de délibération, malgré l'avis et l'intervention du président de la République qui dut prononcer la dissolution des Conseils généraux récalcitrants.

Ce n'est pas seulement au sein des Assemblées élues que l'amiral de Gueydon rencontra une opposition de tous les instants. Il se heurta dans le haut commandement à une inertie opiniâtre. Le Gouverneur, sans attaquer ouvertement ses subordonnés, s'en plaignait au Ministre de la Guerre, le général de Cissey.

Il demandait la suppression du Commandant supérieur des forces de terre et de mer, que les Indigènes considéraient, à tort ou à raison, comme un véritable gouverneur militaire, placé à côté du gouverneur civil.

Mais le Ministre était loin d'être favorable à cette proposition. Il reprochait à l'amiral son esprit envahissant, de détenir le Pouvoir personnel, marque de désapprobation qui lui fut des plus sensibles; mais ne contenait-elle pas une part de vérité?

Et si le Gouverneur ne pouvait s'accommoder de la déférence passive des généraux qu'il avait sous ses ordres, n'est-ce pas plutôt que son grade d'officier supérieur le portait trop souvent à oublier qu'il n'était qu'un fonctionnaire civil?

D'ailleurs, s'il obtint de Thiers la suppression du Commandant supérieur, le général de Cissey eut soin de lui écrire: L'amiral de Gueydon, le général Chanzy, son successeur, furent proclamés gouverneurs civils et cependant c'étaient des militaires, imbus des idées, de la routine, de l'expérience de leur état. De là, l'opposition injustifiée et parfois inconsciente des pouvoirs élus. De là, aussi, la contrainte impatiente de l'amiral vis-à-vis des officiers supérieurs, ses subordonnés.

On le voit même adresser ses instructions directement à certains officiers, sans les porter à la connaissance de leurs supérieurs immédiats. C'étaient là des fautes que M. Dominique excuse en vain. Elles étaient contraires au règlement et à la discipline. Si l'amiral s'était révélé comme un administrateur prudent et avisé, si sa loyauté et sa probité n'avaient jamais été mises en doute, sa popularité ne fut consacrée que la veille de son départ.

Les colons n'avaient reconnu que tardivement l'intérêt que leur portait le Gouverneur et les journaux qui l'avaient le plus attaqué - le Petit Colon, entre autres -ont rendu hommage à ses qualités. Le général Chanzy même reconnut la tâche immense qu'avait accomplie son prédécesseur, les situations inextricables qu'il avait éclairées avec une lucidité d'esprit et une solidité de jugement parfaits.

On peut seulement regretter le cléricalisme étroit de l'Amiral de Gueydon. Les difficultés qui s'élevèrent lors de l'établissement des écoles laïques concurrentes des écoles religieuses amoindrirent pendant longtemps sa popularité naissante. Il n'avait pas su apporter dans le domaine de la religion des qualités de modération et de conciliation nécessaires dans un pays neuf, affamé de liberté et de libéralisme, et secouant avec une désinvolture dédaigneuse des formes et des ménagements, le joug des antiques servitudes et des privilèges trop exclusifs.

C'est la conclusion implicite qui se dégage de l'ouvrage de M. Nous lui reprochions de se cantonner sur un lorrain strictement officiel et il faut convenir qu'aux textes officiels ne s'attache pas toujours un caractère de vérité incontestable. Le mérite de L'auteur a consisté surtout, en les présentant à leur place et dans leur teneur exacte, à rendre plus faciles la discussion et la critique, ainsi dépouillées des obscurités de l'histoire, et des passions ardentes des générations passées.

Les Trompettes de la Revanche. Eglise d'architecture moderne, mais sobre, belle et propre à l'exercice du culte. Ils sont des centaines qui n'ont pu entrer et remuent - mais avec le sourire des souvenirs. La messe est dite une nouvelle église dresse son clocher de 33 mètres.

Mgr Mouisset est satisfait de la réussite de M. Un square, à Bab el-Oued, où les gosses des deux communautés venaient jouer, au soleil,à deux pas de la mer. La " tchatche ", autrement dit la " parlote ".

Chaque bistrot, un forum, où chaque citoyen a son mot à dire. Dans ces petits cafés de Bab-al-Oued, par la "tchatche ", on fait et refait, inlassablement, avec les mains et le coeur, les " événements d'Algérie" et du monde. Dans les nouvelles cités qui se dressent au nord de Bab El Oued, bâties sur les plans de Fernand Pouillon, les gosses sont les rois de la cour.

On discute au soleil, devant ces vieilles bicoques blanchies à la chaux, dont la porte reste toujours ouverte. Le bon temps où on était pêcheur, maçon ou terrassier, débarquant d'Espagne en espadrilles, pour valise un panier, histoire de tenter l'aventure du gagne-pain. Tout était à faire. Souvenir d'une petite église proche de la Résidence des pins à Beyrouth, où l'on peut entendre la messe en français, en arabe ou en araméen.

La ferveur des fidèles étant à peine troublée par les échanges de tirs. Vous trouverez sur place: N'oubliez pas les verres pour notre éternel "Sirop de Cristal" se délecter avec modération entre copains. La ka-cacophonie hollandaise Envoyé Par M. Le Pape est sur son lit de mort. Sentant sa dernière heure arrivée, il fait convoquer un assureur et un banquier, parmi les plus renommés de Rome. Il leur demande de venir très vite le voir, ensemble. Dès leur arrivée, on les conduit dans la chambre où repose le Pape et on les fait assoir de chaque côté du lit.

Le Pape leur lance un regard intense, sourit, puis regarde au plafond. Ni l'assureur ni le banquier ne disent mot. Ils semblent touchés que le Pape ait pu penser à eux à cet instant tout en étant très intrigués. Je veux faire comme Lui Bien sûr, notre président de la République, entre deux rendez-vous galants, y a été aussi des sa pleurnicherie. Il n'y avait donc en que des "veaux" menés à l'abattoir! Il est aussi très significatif que, dans chacune de ces émissions, le nom du maréchal Pétain ne fut jamais prononcé, alors qu'il fut incontestablement un des principaux acteurs de la victoire et l'un des plus humains de nos généraux.

Il se trouve que cette année du centenaire de ce gigantesque conflit est aussi le soixantième anniversaire de la fin de la guerre d'Indochine, et donc de la chute de Dien Bien Phu.

Je n'ai jamais entendu un seul soldat déclarer ce genre d'élucubration. Il est aussi incontestable, que jamais les peuples des trois pays de la fédération indochinoise n'ont désiré être "libérés" par les hommes d'Ho Chi Minh, de Giap et de Pham Van Dong. Nous, la seule chose qui nous intéresse, c'est de savoir que ce n'est pas à Dien Bien Phu, mais à Paris que cette guerre a été perdue. Le gouvernement français qui nous avait envoyés là-bas, ne l'a jamais su!

Ce que nous reprochons encore aujourd'hui à nos gouvernants, soixante-dix ans après le début de la guerre, c'est de ne pas nous avoir défendu face à la trahison des communistes prétendument "français". Ceux-là même qui ont travaillé avec nos ennemis asiatiques, comme ils avaient "collaboré" avec les nazis, tant que leur patron, Joseph Staline, s'était acoquiné avec Adolf Hitler. Pour nous, ce n'est que cela qui compte, car nous avions fait don de notre jeunesse, de notre allant et de notre patriotisme à la France.

Journal L'Impartial d'Oran 29 avril Frère Trois-Points, flairant son bulletin, Lui vint tenir à peu près ce langage " Hé! Que je te veux du bien Sans mentir, si ton vote Correspond bien à ta jugeotte, Tu voteras pour moi. Je t'en donne ma foi, Becs de gaz, urinoirs, vont surgir dans ta rue, Je supprime l'octroi ; Je parlerai pour que l'on diminue L'Impôt qui pèse sur l'ouvrier endetté D'ailleurs, pourquoi le peuple est-il si crédule?

Tout comme Mesureur, je me f.. Se dire conseiller est un titre si doux! La date des faits se situe au mercredi suivant la fête des pères mois de juin. Un collègue de mon service, Roland Hamel, qui possédait une 4 CV. Renault, avait consenti à m'accompagner à l'aéroport de La Sénia afin que je puisse revoir mon épouse et mon fils avant leur départ pour la métropole.

Nous sommes arrivés à Oran par Gambetta. Je conduisais et j'ai pris la direction de La Senia. Tout s'est très bien passé. Nous sommes arrivés à La Senia vers 13 heures J'ai demandé à voir mon épouse à l'entrée de l'aéroport et elle est arrivée avec notre fils vers 14 heures. Nous sommes restés ensemble pendant une heure environ: Il pouvait être donc 15 heures lorsque Roland Hamel et moi-même avons quitté l'aéroport de La Senia à destination d'Arzew.

Je conduisais la 4 CV. Renault, circulant vers le centre ville, afin de nous rendre à Arzew en passant par Gambetta. Au carrefour nous avons aperçu un half-track et une automitrailleuse, de face et sur la gauche, en quinconce, avec quatre à cinq gardes mobiles en protection au sol et l'un d'eux s'approchant des véhicules pour interpeller les occupants. Le serveur de la mitrailleuse de l'half-track était en position de tir et assez irrité. Cela allait très vite et nous n'avons pas eu le temps de nous interroger!

Il pouvait y avoir un ou deux véhicules devant nous. A notre tour, le garde mobile s'est approché de moi et je lui ai fait savoir que nous étions tous deux policiers à Saida. Et aussitôt un arabe en tenue militaire est apparu de derrière l'half-track et l'A. Il s'est installé à l'arrière de la 4 CV. Au moment où j'ai démarré, sur l'ordre de notre convoyeur, j'ai entendu le serveur de la mitrailleuse dire: Nous étions pris au piège, suivant le ou les véhicules qui nous précédaient et suivis de la même façon par d'autres voitures.

C'est pratiquement en cortège que nous sommes arrivés dans un des P. Je me souviens qu'il n'y avait pas de circulation en sens inverse Ce campement était installé, pour ce dont je me souviens, dans une impasse avec un parking assez large, clos à droite par un mur pouvant constituer l'arrière de garages dont les portes donnaient dans la rue ou l'impasse parallèle; et bordé gauche et au fond par des pavillons.

Je pense qu'il s'agissait d'une impasse parce que le pavillon où nous allions être détenus se situait en bout et en travers de la chaussée et du parking sur lequel nous sommes arrivés.

Cette impasse ne se situait pas sur l'artère principale. Sur les indications de notre convoyeur, j'ai tourné une fois à gauche en rentrant dans la ville nouvelle, et une fois à droite à environ deux à trois cents mètres, puis à nouveau à droite pour nous retrouver vraiment dans ce camp retranché Sur le rétroviseur intérieur j'avais remarqué que notre convoyeur avait le doigt sur la détente.

Il avait environ la trentaine d'années et il paraissait sûr de lui. J'ai commencé à lui parler lentement en arabe, lui faisant remarquer qu'il avait le doigt sur la détente et qu'un "accident regrettable" pouvait toujours arriver en roulant. Je l'ai alors prié de quitter son doigt de la détente, ce qu'il a fait lentement. Puis je lui ai demandé de me confirmer si nous allions vers un P. Il a répondu par l'affirmative.

Toujours en arabe et très lentement, je lui ai dit que je voulais avant toute chose parler à un responsable; lui précisant que mon père avait servi dans la même unité que Ahmed Ben Bella, en Italie, et qu'il serait regrettable pour tous qu'il nous arrive quelque chose Il m'avait alors promis de faire le nécessaire et nous avons eu beaucoup de chance.

Dès notre arrivée, plusieurs individus se sont rués vers notre véhicule comme sur tous les véhicules qui nous précédaient un ou deux et qui nous suivaient beaucoup plus ; j'ai encore à l'esprit l'image de l'individu qui arrivait vers moi, débraillé, veste ouverte, un couteau de boucher passé dans la ceinture avec encore du sang frais sur la lame Et à proximité, sur notre gauche, un groupe d'individus formant un rond au centre duquel un ou plusieurs Français étaient en train de se faire égorger Cette situation était générale dans ce campement sur à mètres environ.

Notre convoyeur est sorti rapidement et s'est interposé énergiquement à l'adresse de ceux qui se ruaient vers nous. Ces derniers ont marqué un temps d'arrêt et le convoyeur nous a demandés de descendre, les mains en l'air, de manière à nous faire désarmer. Nous portions tous deux nos armes de service et je l'avais dit à notre convoyeur avant d'arriver.

C'est pendant cette opération que j'ai aperçu, quatre à cinq voitures derrière nous, un ami d'Arzew Il était conduit "manu militari" dans notre direction A partir de là les choses ont été très vite.

On m'a demandé d'avancer vers un pavillon qui se trouvait en face de nous. J'ai exigé que mon collègue reste avec moi. C'est ainsi que nous avons été tous les deux conduits au 1er étage. Alors que nous gravissions l'escalier, j'ai pu apercevoir François Perles qui était dirigé vers le sous-sol de ce même pavillon; pour entendre presque aussitôt trois coups de feu claquer J'ai compris qu'ils l'avaient tué Présenté au responsable qui s'est avéré être un "religieux" faisant autorité Alem ou recteur de mosquée , je n'ai pas eu de mal à m'entretenir avec lui pour avoir appris le "coran" Je lui avais proposé de prendre attache avec mon chef de brigade de Saïda, le brigadier Seddiki, que nous tenions depuis peu pour être le responsable du F.

Il m'a demandé certaines précisions à ce sujet et je lui ai dit ce que je savais, Ahmed Ben Bella et mon père faisaient partie de la même compagnie de tabors. Ben Bella commandait la 3e section et mon père la 4e.

Ils avaient fait Monte Casino ensemble Enfin, peu de temps avant, mon père m'avait demandé de ne pas hésiter à en user en cas de difficulté. Ce responsable, âgé de 35 à 40 ans environ, à l'époque, était bien mis de sa personne. Sur photo d'époque, je pourrai le reconnaître. Il avait un coran à la main lors de notre entretien. Il nous a laissés à la garde de deux militaires en armes, dans cette pièce quasiment vide, regardant le mur; alors que notre convoyeur était reparti dès notre prise en charge.

Pendant ces deux heures, sans parler ni nous retourner, nous avons entendu les départs et arrivées de véhicules, les cris, les coups de feu qui se répétaient, et toutes ces clameurs nous renseignaient sur la tuerie qui se commettait Deux heures après, environ, entre 17 heures et 17 heures 30, le "responsable" est revenu en me précisant qu'il n'avait pas pu avoir Saïda en raison d'une coupure des communications téléphoniques; mais il avait pu obtenir le poste de commandement de Ahmed Ben Bella, et il nous apprenait aussitôt qu'il nous libérait Dans la mesure où ses renseignements auraient été négatifs, dès son arrivée nous aurions été abattus, sans discussion Il nous a demandés de le suivre.

Nous sommes sortis du pavillon et nous avons pu constater que la même "effervescence" régnait dans le campement. Notre véhicule avait été déplacé et garé plus près du pavillon.

J'ai pris le volant, Roland s'est installé à la place passager-avant, et le responsable est monté à l'arrière.

Nous avons quitté ces lieux, que je ne puis situer exactement, et c'est sur les indications de ce "responsable" que nous avons abouti "avenue ou boulevard" de Lyon. Peu avant la mairie, en venant de la ville-nouvelle, le "responsable" m'a demandé de m'arrêter. Il nous a rendu nos armes de service, chargeurs vides, et les cartouches en vrac. Il est descendu du véhicule et nous a souhaités bonne chance J'ai donc pris la direction d'Arzew. Arrivés devant le boulevard Front-de-mer, nous nous sommes arrêtés pour nous détendre et nous remettre de nos émotions.

C'est là aussi, en contrebas du boulevard, que nous avons vu des hommes tirer à la roquette sur les réservoirs de carburant situés à droite du port Nous avons repris la route en direction d'Arzew où nous sommes arrivés vers 19 heures, chez mon oncle, François Cano, a qui nous avons relaté les faits.

Avec lui, nous sommes allés prévenir une autorité et nous sommes allés aviser le frère de François Perles: Je ne lui ai rien caché en ce qui concernait François, à savoir que j'avais bien entendu trois coups de feu et que je pensais qu'il avait été tué.

Il n'a plus été revu vivant Le lendemain, Roland et moi-même avons rejoint Saïda Peu de jours après, le 29 juin , dans la matinée, avec seize de mes collègues, pratiquement tous pieds-noirs, j'ai été invité à quitter le territoire algérien en raison de l'évolution politique et par mesure de sécurité En clair, il nous avait été dit que nous faisions tous l'objet d'un jugement de condamnation à mort rendu par le tribunal permanent des forces de l'A.

Et il devait avoir connaissance de cette condamnation me concernant Dès ma sortie du bureau de l'officier de paix Abed Djillali, j'ai rencontré Hamel Roland qui m'a aussitôt remis les clefs de sa voiture pour quitter Saïda avant midi Il l'a récupérée à Arzew, chez mon oncle, par la suite Par ailleurs, l'administration a obligé chacun de nous à se rendre à la préfecture d'Oran à l'effet de récupérer le certificat de cessation de paiement; faute de quoi, nous avaient-ils dit, nous ne pourrions pas recevoir notre traitement en arrivant en France.

Or, le jour où j'ai quitté le port d'Oran, le 4 ou le 5 juillet, sur l'EI-Djézaïr, quinze collègues venant d'un peu tous les environs avaient été tués et pendus aux crochets de bouchers de l'abattoir. Cette pièce administrative ne comportait pas d'obligation à signature de l'intéressé; et, par conséquent, l'administration aurait très bien pu transmettre ce document, par courrier, au lieu d'affectation connu depuis quelques jours déjà Il faut y voir là, sinon un moyen certainement une occasion de faire éliminer beaucoup d'entre nous!

Un plan d'Oran de l'époque, permettrait peut-être de situer le P. Je vous donne donc mandat à l'effet de faire valoir le présent témoignage, dans le cadre de l'information ouverte contre le Général Katz, et contre toute autre personne qu'elle révélerait; voire même par le dépôt de plainte pour tentative d'assassinat à mon encontre puisqu'elle n'a raté son effet que par des circonstances indépendantes de la volonté des gardes mobiles agissant de concert avec le F.

Je pense que Roland Hamel pourrait aussi me suivre dans cette voie. Je vous laisse donc le soin de mettre en forme le témoignage ou la plainte que vous aurez décidé après vérification des faits.

Je persiste et signe les présents feuillets pour valoir ce que de droit, affirmant qu'il s'agit de l'expression de la vérité, sans haine ni passion, ou autre intéressement de quelque nature que ce soit. Pierre Cameleyre et Louis Di Rosa.

Histoire Envoyée par Eliane. Un très vieil homme était étendu, mourant, dans son lit. Soudain, il sentit l'odeur de ses biscuits favoris aux pépites de chocolat. Il rassembla le peu de forces qui lui restaient pour se lever. Se tenant au mur, il se dirigea hors de la chambre.

Et avec grands efforts, il descendit l'escalier en tenant la rampe avec ses deux mains. Respirant péniblement, il se tint dans le cadre de porte regardant vers la cuisine. S'il n'avait pas été à l'agonie, il se serait cru déjà rendu au ciel. Là, dans la cuisine, sur la nappe, il y avait des centaines de ses biscuits favoris.

Était-ce un acte héroïque de sa femme dévouée désirant qu'il quitte ce monde en homme heureux? Dans un ultime effort, il rampa vers la table. Se soulevant péniblement avec ses mains tremblantes, il tenta de prendre un biscuit. Soudainement, il reçut un coup de spatule que lui donna sa femme. Philippe Randa est écrivain, chroniqueur politique et éditeur www. Nimbée de lumière, sur cette colline de Théoule, La Vierge fait face à la mer Regardez les photos en "plein écran" -: Tous les morts de enregistrés sur le Département de Bône méritaient un hommage qui nous avait été demandé et avec Jean Claude Stella nous l'avons mis en oeuvre.

Jean Claude a effectué toutes les recherches et il continu. J'ai crée les pages necessaires pour les villes ci-dessouset je viens d'ajouter Kellermann et Mileesimo, des pages qui seront complétées plus tard par les tous actes d'état civil que nous pourrons obtenir.

Vous, Lecteurs et Amis, vous pouvez nous aider. En effet, vous verrez que quelques fiches sont agrémentées de photos, et si par hasard vous avez des photos de ces morts ou de leurs tombes, nous serions heureux de pouvoir les insérer. De même si vous habitez près de Nécropoles où sont enterrés nos morts et si vous avez la possibilité de vous y rendre pour photographier des tombes concernées ou des ossuaires, nous vous en serons très reconnaissant.

Lors de son arrivée en France il a intégré le service archive cinématographique de la S. Serge, Véronique et Sabine, et 3 petits enfants: Raphaël, Claire et Lucas M. Envoyé par Pierre http: Envoyé par Jean Pierre http: Pour prendre connaissance de cette rubrique, cliquez ICI pour d'autres messages. Le Guelmois, guelma-collectif orange.

Voici un lien, et en cliquant sur lui, des séquences "prises sur le terrain" d'actualités de l'époque, Algérie Si vous avez des documents ou photos à partager, n'hésitez-pas à nous les envoyer. François, le père, est âgé de 31 ans. Une étude plus attentive de l'année nous montre cependant qu'une naissance est déclarée deux fois.

Cet enfant naturel est reconnu le 15 août par son père, un lieutenant du 3ème régiment de chasseurs d'Afrique: On a donc une naissance et une reconnaissance, ce qui fait chuter notre chiffre à 75 naissances. Toutefois, nous l'avons déjà observé, certaines naissances ne sont pas déclarées. Les raisons de cette négligence sont assez obscures. Nous avons vu un officier: D'autres familles, peut-être, attendent de voir si l'enfant va survivre. D'autres enfin, ne trouvent pas le temps de le faire dans un espace géographique en pleine mutation.

Ce qui nous a permis de la comptabiliser, est la mention de son décès, le 27 novembre, à l'âge de 5 mois, au domicile de ses parents, rue Jemmapes. Ce père ne va pas survivre longtemps à son enfant puisqu'il décède à son tour le 29 avril Au total donc, ces modifications effectuées, nous obtenons le chiffre de soixante seize naissances! Une quinzaine de plus qu'en mais un taux de natalité en baisse En effet, en , celui que nous avons calculé est de En , il reste important avec 38 pour mille et, en , il chute de 9 pour mille.

La population, en , atteint européens. Elle se trouve présente à BÔNE pour quelques semaines ou quelques mois et fausse les statistiques. Car les naissances, après une période de stagnation, continuent d'augmenter! De trente et une en , elles passent à soixante en et atteignent, en , le chiffre de 76 évoqué plus haut.

De plus, si nous essayons de calculer le taux de fécondité pour les quelques femmes présentes à BÔNE cette année-là, il atteint les 6,6 enfants par femme européenne et dépasse certainement ce chiffre car sont comprises dans le chiffre évoqué plus haut toutes les femmes, celles en âge d'avoir des enfants entre 15 et 49 ans et les autres.

Ce qui nous surprend surtout, lors de l'étude attentive des naissances et ce, malgré nos observations précédentes, c'est le nombre important des naissances naturelles constatées cette année-là.

Il reste cependant inférieur à celui de Quelle est l'origine de ces enfants naturels à BÔNE? Dans cinq cas le père reconnaît l'enfant. Dans le cas de l'AN 37, nous avons affaire à une union croisée. C'est un " suiveur de camps ". Il fait partie de l'industrieuse minorité lorraine. Huit autres enfants ont pour mères des jeunes femmes qui possèdent une profession. On note ainsi 3 blanchisseuses, 2 couturières, une domestique, une cantinière et une débitante de boissons.

Une seule est dite sans profession: Trois d'entres elles habitent rue de Carthage: Les autres sont dispersées dans la ville: Enfin, une seule de ces femmes est d'origine étrangère: Pourquoi cette augmentation sensible des naissances naturelles? Onze de ces naissances ont lieu durant la concentration des troupes, l'expédition, le retour des militaires à BÔNE et leur dispersion, en gros du mois de juin au mois de décembre Les nouveaux nés dont le père est un militaire sont moins nombreux L'étude des parents des nouveau-nés légitimes comme naturels nous montre aussi une forte endogamie et quelques mariages croisés.

Sept, peut-être huit mariages ou unions peuvent être considérés comme des unions ou des mariages croisés. Dans trois cas, nous sommes en présence d'officiers qui ont épousé des jeune filles espagnoles. La deuxième est plus énigmatique. On ne trouve pas trace de ce mariage en Algérie qui a peut-être eu lieu en ou , le premier registre que nous pouvons consulter étant celui de Le troisième cas concerne un capitaine du 17 ème régiment d'infanterie légère: Les autres mariages ou unions sont le fait d'italiens et de jeunes filles corses: Enfin, on relève les mariages d'un français de l'Est avec une allemande: Tous ces mariages nous donnent quelques indications sur l'évolution future des clivages ethniques à l'intérieur de la communauté européenne.

Les militaires français se marient avec des espagnoles ou des italiennes mais pas avec des maltaises trop " exotiques ". Les français de l'Est s'unissent souvent avec des allemandes. Les italiens sont attirés par des jeunes filles corses et arrivent à les épouser malgré une endogamie très forte dans la communauté insulaire.

Il est peut être dû à deux facteurs: Primo RECLI, maître maçon, épouse une jeune femme plus âgée que lui car les éventuelles épouses sont rares. L'endogamie reste cependant la règle pour les autres couples dont les enfants voient le jour en Les français de métropole épousent des " payses ". Les étrangers agissent de même: Le mariage homogène est la règle, l'hétérogène, l'exception La conquête de l'Algérie et la colonisation vont ébranler cette vieille habitude mais d'une manière superficielle et il va falloir attendre la période de l'entre deux guerres pour voir une fille et petite fille d'officier français épouser un descendant de maltais L'étude des professions des parents des nouveau-nés permet de dégager d'autres indications sur la ville.

Deux d'entre elles sont intéressantes. Tout d'abord il s'agit d'une cité en reconstruction dont le paysage urbain est en train de changer. Ensuite, du fait de son importante garnison, sa fonction principale est militaire. Et, tous ces soldats qui y séjournent nécessitent qu'on s'occupe d'eux en leur proposant un certain nombre de services. Elle a été ravagée par la guerre civile. Des maisons sont détruites, d'autres en ruines.

Les murs des fortifications ne valent pas mieux. Le système d'adduction d'eau est défaillant. L'évacuation des eaux usées reste problématique. Le génie s'emploie à résoudre ces problèmes mais il ne peut les résoudre seul.

Au total quinze à vingt personnes mais sans doute beaucoup plus dont nous pouvons être sûrs qu'elles sont affectées à des tâches de construction ou de reconstruction soit Nous sommes encore au début de la conquête et le linge de corps comme les uniformes ont besoin d'être entretenus Des escouades de blanchisseurs et de blanchisseuses aidées par des couturières et des tailleurs voisinent avec la troupe.

Des cordonniers aptes à réparer les pièces de l'équipement de l'infanterie comme de la cavalerie ne sont pas non plus très loin. N'oublions pas les coiffeurs soucieux de tailler moustaches, barbes et chevelures! A côté de ces " incontournables " , des métiers de l'alimentation: Treize personnes en tout: Et les autres professions?

Au risque de nous répéter, BÔNE, en , est une île fortifiée entourée de marécages où ne s'aventurent que les militaires et les " suiveurs de camps ". Après la conquête d'une ville à rebâtir, il n'existe pas de plan pré établi de conquête des terres, de main mise sur les forêts et sur les richesses du sous-sol. En on ne sait même pas si la France va rester en Afrique du Nord. Ce ne sont pas les " colons " qui donnent le la, ce sont les politiques et surtout les militaires.

Pour conquérir, il faut avoir des certitudes mais aussi des bras et ces derniers manquent cruellement. Les quelques propriétaires terriens, les fermiers, manquent d'agriculteurs, de cultivateurs ou de jardiniers. Et même si le foin, les légumes, les fruits et les céréales se vendent à prix d'or, les alentours de la ville demeurent dangereux et surtout malsains.

La conquête du sol passe par un espace assaini desservi par des voies de communication. Aucun " colon " n'a les moyens d'entreprendre efficacement ce travail colossal. On y trouve de très bonnes terres qui se vendent pour rien " mais c'est " un foyer de pestilence et plus de vingt ans après la conquête rien de sérieux n'a été tenté pour [le] neutraliser ".

Car les propriétaires terriens, les " fermiers " manquent d'agriculteurs, de cultivateurs ou de jardiniers même en les payant grassement. Les bras disponibles en abondance, seule l'armée les possède et peut les utiliser pour réaliser des adductions d'eau, cultiver des champs, établir des routes ou assainir les marécages.

Les " colons " donc ont vite fait leur choix. Dans un univers où le long séjour n'est pas assuré, pourquoi s'encombrer d'une ferme? Mieux vaut tenter de gagner au plus vite des espèces sonnantes et trébuchantes au voisinage de l'économie totalement artificielle générée par la troupe. De l'argent vite gagné qui permettra de " rebondir " ailleurs " en valant plus! Cela vaut mieux d'ailleurs pour les familles chargées d'enfants car la mortalité infantile reste inquiétante.

Dix sept meurent dans l'année! Sur ces dix sept, quatre dépassent le mois d'existence: Nous n'avons pas fait porter notre étude sur les années et mais nul doute que de nombreux enfants décèdent aussi ces années là. Nous avons choisi, pour achever l'étude des naissances de , de donner un aperçu du destin africain de quelques femmes européennes. Des travailleuses, des compagnes, des épouses et des mères sans lesquelles la colonisation aurait été beaucoup plus difficile voire impossible.

La date exacte de son arrivée est difficile à donner mais nous savons que le 6 ème bataillon a été réformé à BÔNE le 1 er novembre ainsi qu'en témoigne l'acte de décès AD de d'un ex major à la 1ère compagnie du 6ème bataillon: Se contente-t-elle de suivre son époux ou exerce-t-elle, à ses côtés, une fonction de blanchisseuse, de couturière ou de cantinière?

Nous ne pouvons l'affirmer. Comme de nombreux soldats de cette époque, son époux est victime " des fièvres " ou du choléra. Il décède à l'hôpital militaire de BÔNE le 2 juillet Une ville dévastée, malsaine, entourée de marécages et de tribus souvent hostiles. Elle choisit d'y rester. Il eût été facile pour elle de reprendre le bateau et de rejoindre son Alsace natale.

Sa fille décède quatre mois plus tard AD 74 du 20 juin le 19 juin Il loge, lui aussi, au numéro 9 de la rue Royale. Elle a changé de logis puisque l'acte de naissance indique qu'elle habite rue de Carthage et qu'elle exerce le métier de cantinière.

Le petit Louis Félix ne va pas vivre très longtemps car il décède le 1 er octobre AD du 1er octobre. Elle vit maintenant rue d'Hippone. Ce sont deux militaires qui déclarent la mort de Louis Félix: On retrouve les deux hommes dans la déclaration de naissance d'un autre enfant naturel: La demoiselle demeure actuellement à BÔNE au susdit domicile.

En , la naissance de son fils Isaac Charles Eugène nous permet d'en savoir un peu plus sur son compte. Charles Edouard apparaît installé dans la vie puisqu'il est dit " professeur de musique ". Il est veuf d'Antoinette qu'il avait épousé le 10 février à PARIS et ce sont ses voisins qui déclarent son décès.

Pourquoi étudier ces deux hommes si attentivement dans des destins de femmes? Pour comprendre très exactement les liens qui les unissent.

En ils sont mariés ou en passe de l'être. Au bivouac, elles ont fait la connaissance des autres femmes qui partagent la vie des soldats: Au moment d'accoucher il est fort probable qu'elles ont souhaité, pour des raisons de confort ou de surveillance médicale, venir faire leurs couches à BÔNE auprès de femmes amies ou chez elles. Les deux hommes ont donc déclaré les naissances. On perd ensuite momentanément la trace de cette veuve de 26 ans. Qu'est-elle devenue en et en ?

Peut-être suit-elle, en tant que cantinière, un régiment. Elle a 29 ans et lui Fille mère, on aurait pu penser qu'elle passerait de compagnon en compagnon, " fétu de paille " dans le torrent humain de la colonisation.

Ne cherchez pas ce village sur une carte: C'est la naissance de son enfant, le petit Jules LANG, le 6 février , qui la fait entrer dans l'histoire des colons des origines. A cette date, elle met au monde un fils. Elle a 24 ans. Elle occupe un logement rue Freart et elle exerce le métier de " marchande de vins ".

Une soixantaine de personnes, d'après les relevés effectués dans les actes, exercent cette profession dans les années Ce sont presque exclusivement des hommes. On relève seulement les noms de quatre femmes: Ce sont donc surtout des veuves qui se lancent dans cette activité mais il est à peu près certain, surtout dans le cas de la veuve CARENTENE que nous avons affaire à des femmes qui connaissent la pratique et aident leurs " marchands de goutte " d'époux avant de devenir veuves.

Est-elle venue seule à BÔNE? Il est père de deux filles: Marguerite décède en le 11 janvier et Suzanne en AD Françoise est peut-être une cousine qui s'est jointe aux migrants. Que devient-elle après ? Les âges des deux femmes, aussi, correspondent. Tout, au premier abord, nous parait normal. Il est normal que des connaissances, le père étant absent, se chargent de la déclaration.

Un espace réservé aux civils est situé en son milieu. Il est probable, en , que des améliorations y ont été apportées. Son activité est difficile à déterminer. L'homme qui effectue la déclaration n'est pas un inconnu. C'est un ancien gendarme: Il est difficile de comprendre pourquoi. Il semble cependant qu'elle ait été informée de son changement de métier puisque le journalier Joseph PONS est devenu boulanger. Est-elle devenue " une veuve blanche "? Une de ces femmes mariées avec un époux qui a déserté le domicile conjugal?

Comme d'habitude le peu d'éléments en notre possession ne nous permet pas de nous prononcer. Bien-sûr, on peut imaginer un mari lointain revenant par périodes auprès de sa compagne mais, pourquoi donc, une fois devenu boulanger, ne l'a-t-il pas fait venir auprès de lui? Il est aussi probable que Rose Marie Elisabeth et surtout César sont ses enfants.

Pourquoi les services de l'état civil leur donnent-ils alors le nom de PONS? Là encore le laxisme, déjà constaté, des services de l'état civil, souvent débordés il est vrai, explique sans doute cela. Elle effectue un voyage de retour vers LA CALLE quand " par suite du mauvais temps [l'équipage du bateau où elle est passagère] se trouve dans l'obligation de débarquer les passagers à plus de quatre lieues du but de son voyage " La pauvre fille qui vient de vivre un voyage mouvementé dans une embarcation secouée par les flots, se trouve alors dans l'obligation d'effectuer une vingtaine de kilomètres sur un chemin certainement difficile puisque nous sommes en décembre, " chemin qu'elle est obligée de faire à pied ".

Le difficile voyage en bateau, l'angoisse, l'épuisement provoqué par le voyage à pied sur un chemin boueux, entraînent une fausse couche relatée ainsi par le chef de bataillon JANET, officier au 26 ème régiment de ligne, commandant le cercle de LA CALLE, remplissant les fonctions d'officier de l'état civil: On ne peut qu'être admiratif devant la ténacité et le courage de ces femmes qui, plongées dans un univers masculin, guerrier, dangereux et malsain, arrivent à vivre, à travailler et à enfanter.

On a beaucoup parlé, dans de nombreux ouvrages, des militaires et de leurs exploits. On a oublié, malheureusement, de porter le regard sur l'héroïsme au quotidien que manifestent les femmes dans les premiers temps de la conquête. Les conseils de nos grands-mères envoyé par Eliane.

Issu d'une noble famille d'origine italienne et neveu de l'amiral Le Coupé, le comte de Gueydon entre à l'école navale d'Angoulême en avec le numéro 3, en sort avec le numéro 1.

Il est aspirant le 23 septembre et participe à l'expédition d'Alger en sur l'Émulation. Il obtient le grade d'enseigne de vaisseau le 31 décembre , à bord du brick le Faucon, sur la côte du Brésil. Il est nommé le 29 mars gouverneur général de l'Algérie premier gouverneur de la IIIe République , où depuis quelques mois avait éclaté une grave insurrection.

Il met en état de siège la plus grande partie des communes de la colonie et travaille énergiquement à la répression de la révolte. Assimilant les Kabyles aux insurgés de la Commune, il donne comme consigne: Un arrêté du 14 septembre supprime en partie les " bureaux arabes " , reconstitue l'administration de la Grande-Kabylie, et crée des circonscriptions cantonales qui ont donné ensuite naissance aux communes mixtes. Louis de Gueydon travaille sur la future constitution de l'Algérie, et regagne son poste au moment de la réunion des conseils généraux 15 octobre Il crée une vingtaine de centres de population, pour répondre à la loi du 21 juin révisée par décrets des 15 juillet et 30 septembre attribuant hectares de terres en Algérie aux immigrants d'Alsace-Lorraine.

Sur la proposition de l'amiral de Gueydon, le président de la République décrète le 16 octobre un nouveau mode d'attribution des terres.

Le titre Il dispose qu'on devient propriétaire en Algérie en prenant l'engagement de résider pendant neuf ans sur la terre concédée. En janvier il résume la situation: Il se présente en aux élections sénatoriales dans la Manche, sans succès, mais est élu député de la Manche aux élections de novembre conservateur , 3ème sur 8, par 54 voix sur votants.

Il vote avec la droite royaliste. Il décède au manoir de Kerlaran à Landerneau. On est pas nous aussi des algériens comme eux? On est tous nés ici depuis des générations et on fait seulement acte de présence française?

À qui c'était l'Algérie avant la présence française? A la présence turque?