Imperial Cleaning

Bonne et heureuse année 2012 à toutes et à tous !

Cela rejoint, en plus clair encore, les résultats précédents des mesures que Harrison et Stephenson ont récemment effectuées pour le Royaume Uni. Baker étudie également l'influence des cycles de Gleissberg.

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Roy Spencer a rédigé, au mois de Juillet , un texte très pédagogique expliquant aux non-spécialistes comment fonctionnent les modèles climatiques sur ordinateur en précisant leurs points forts et leurs points faibles.

J'ai pensé qu'il serait utile de traduire son analyse en français. Comment Fonctionnent les Modèles du Climat? Roy Spencer 13 Juillet source. Les modèles du Climat sont des Programmes. Texte complet en pdf, ici. En résumé, les projections par ordinateurs peuvent sans doute convaincre un profane, politique ou écologiste déjà convaincu mais certainement pas un scientifique expérimenté et sans parti pris: A ces doutes sérieux liés au fait qu'il ne s'agit pas de preuves mais des modèles d'ordinateurs peu fiables, s'ajoutent encore d'autres points faibles sur lesquels insistent aussi les opposants à l'effet de serre du CO La thèse dominante de ceux qui ne croient pas à l'effet de serre dû au CO2 rejeté par l'homme.

Ne faisons pas durer le suspense. Disons le tout de suite: Et je vais vous expliquer pourquoi. Pour eux encore, le CO2 émis par l'homme n'a qu'une influence négligeable dans cette affaire! Tout est de la faute aux éruptions solaires que vous voyez nettement sur l'image de droite comme des taches plus brillantes que le reste de l'astre. Vous ne pouvez évidemment les voir à l'oeil nu car cela vous brûlerait la rétine.

De fait, le soleil n'est rien d'autre qu'une gigantesque bombe atomique, une bombe H pour être précis. Une bombe H dont la taille est d'un million de fois celle de la Terre et qui brûle millions de tonnes d'hydrogène par seconde.

C'est d'ailleurs ce que nous essayons de reproduire, à toute petite échelle, sur Terre dans le projet ITER à Cadarache. Ce sera sans doute très difficile, mais c'est un enjeu extraordinaire pour le futur du genre humain.

Si l'homme parvient à domestiquer l'énergie de fusion après avoir domestiqué celle de fission , les problèmes d'énergie seront résolus pour longtemps sur notre planète. Elle subit des variations cycliques tous les onze ans environ au cours desquelles le soleil semble "pulser", c'est à dire que le soleil rentre périodiquement en éruption puis se calme peu à peu jusqu'aux éruptions suivantes.

L'amplitude de ces suites d'éruptions n'est pas constante d'un cycle à l'autre, pas plus que leur durée autour de 11 ans et, justement, notre soleil est l'objet, depuis quelques dizaines d'années, d'une série de pulsations particulièrement énergiques D'ailleurs, d'autres planètes de notre système solaire en subissent les contrecoups comme vous le verrez plus bas.

Voici, ci-contre, à droite, une illustration de ces pulsations. Nous achevons le cycle solaire 23 en ce mois de novembre et allons amorcer la remontée vers le cycle La NASA hésite entre les deux prédictions courbes en rouge pour l'intensité du prochain cycle Comme vous le verrez dans la suite, l'amplitude de ces cycles d'éruption solaire a une importance considérable pour déterminer le climat de notre planète.

Vous pouvez actualiser ce graphe mis à jour chaque fin de mois en cliquant sur ce lien. Bien entendu et comme vous l'avez vu dans les paragraphes précédents, les tenants de l'effet de serre et des prévisions sur ordinateur n'ont pas oublié le rayonnement solaire. Et quand on veut faire des prévisions sur ordinateur, n'est-ce pas, on ne peut pas oublier la source des températures. Cependant, et d'après les modélisateurs précédents, les éruptions solaires que vous voyez sur l'image ci-contre et qui évoluent au cours des années ne peuvent expliquer, à elles seules et par simple variation de luminance, les variations de température que nous observons sur notre planète.

Pour ce qui est de la luminance du SOLEIL , ce doit être exact si on s'en tient à la simple mesure des variations d'éclairement produit par notre astre qui respire comme je l'ai dit, tous les onze ans. Rien à objecter à cela et si les opposants n'avaient que cet argument dans leur besace, je ne me serais sûrement pas donné le mal d'écrire cet article pour vous!

Mais bien sûr , il y a autre chose: Les chercheurs qui travaillent sur le rayonnement solaire les astrophysiciens ont fait bien d'autres observations que l'étude de la simple variation de l'ensoleillement de l'astre solaire et là, je dois dire qu'en tant que scientifique, les résultats m'ont impressionné, d'autant plus qu' il ne s'agit, cette fois-ci, aucunement de prévisions d'ordinateurs, mais bien d'observations expérimentales et de mesures incontestables et incontestées!

Plus moyen de critiquer de multiples jeux de paramètres ou d'équations. Cette fois-ci, ce sont de vraies preuves! Comme vous allez le voir, le processus d'analyse à partir de faits, et uniquement de faits, et non point de résolutions d'équations alambiquées, ressemble tout à fait à une enquête de Sherlock Holmes.

Le scénario est en trois étapes. Pour vous expliquer tout cela de manière aussi pédagogique que possible, je vais vous faire suivre pas à pas l'histoire des découvertes telles qu'elles ont été faites au cours de cette dernière dizaine d'années, jusqu'à maintenant. N'ayez pas peur, le raisonnement est facile à suivre et les évidences crèvent les yeux! Observation de corrélation entre la durée des cycles solaires et la température du globe Des chercheurs astrophysiciens Danois qui travaillent depuis une dizaine d'années sur ce problème ont eu l'idée originale de tracer sur un même graphique la température moyenne du globe de à courbe blanche ci-contre et la durée des cycles solaires pendant la même période en jaune sur le même graphique.

Autrement dit, ils se sont posé la question suivante: Geophysical Research Letters, 14 , Inference of solar irradiance variability from Terrestrial Temperature Changes, — Astrophysical Journal, , Differences between solar maxima and minima, Meteorol. Zeitschift, 10, , Al Pekarek a aussi retracé ce graphique, utilisant la durée des cycles solaires, jusqu'en A moins d'être aveugle, on voit que cela a bien l'air d'être le cas.

A noter que l'échelle de droite est graduée en durée des cycles solaires magnétiques et l'échelle est inversée par rapport à la convention habituelle. La moyenne de ces cyles tourne autour de 22 ans qui est la durée classique des cycles de Hale. Cette durée est égale au double de celle des cycles bien connus de Schwabe qui, elle, est de 11 ans environ. Cela tient au fait que le soleil renverse sa polarité magnétique lors du passage d'un cycle solaire au suivant voir, par exemple, ici et que la polarité magnétique du soleil et de la Terre joue un rôle important, comme nous le verrons plus bas.

Addendum du 5 Mai Petersburg, " November La correlation entre les deux lignes est de 0. Les échelles sont inversées comme dans le graphique précédent. Echelle de gauche et courbe bleue: Anomalie normalisée par rapport à la moyenne de l'extension de la glace de la Mer de Barents en août Echelle de gauche et courbe rouge: Anomalie normalisée par rapport à la durée moyenne du cycle solaire entre et , selon Friis-Christensen and Lassen , Lassen et Friis-Christensen , and Thejll et Lassen notée L et donnée sur le site http: La corrélation entre les deux courbes est 0.

De fait,il ne s'agit pas, cette fois-ci, de corréler une seule montée de température avec une seule montée de concentration de CO2 comme l'ont fait les tenants de l'effet de serre, mais bien, plusieurs montées et descentes de température avec plusieurs augmentations et diminutions de la durée des cycles solaires en fonction du temps.

Le test est beaucoup plus discriminant puisque la température à beaucoup varié en montées et en descentes durant ces périodes. Disons pour l'instant et pour rester prudent Corrélation n'est pas raison!

C'est très bien, mais comment expliquer cela? A noter que ces observations sont totalement ignorées dans les rapport finaux du GIEC jusqu'à nos jours. Mais comme les évidences se sont affinées et les preuves accumulées depuis, ils doivent se faire bien du souci à l'ONU qui est le responsable du GIEC les partisans de l'effet de serre du CO2!

Et cette relation profonde entre le rayonnement cosmique ionisant ne date pas d'aujourd'hui, loin de là. Les résultats de Friis-Christensen et Lassen qui datent de ont été abondamment critiqués; jusqu'à être prétendus erronés, par les tenants de l'effet de serre. Ils ont pourtant été confirmés, quelques années plus tard, par deux chercheurs irlandais qui ont utilisé les données du Armagh Observatory, lequel présente la particularité de posséder une des bases de données de température les plus longues existantes à ce jour.

Journal of Atmospheric and Terrestrial Physics, Vol. Deux longues séries de température moyenne de l'air à la surface sont présentées pour le l'Oervatoire de Armagh.

L'une est basée sur la mesure "spot" de deux températures quotidiennes de à et l'autre sur les mesures des maximas et minima de températures quotidiennes de à Nos données confirment la corrélation de température avec la durée des cycles solaires suggérées, en premier; par Friis-Christensen et Lassen Science , , Pour ce site NdT: Une autre étude de Jan Veizer professeur de géochimie à Ottawa, Canada ,cette fois, concerne des périodes très reculées de l'histoire.

Lors de forages profonds, La proportion d'isotopes Be10, Chlore36 et Carbone14 trouvés dans les carottes donnent une bonne indication de l'irradiation de la planète par les rayons cosmiques de haute énergie. D'autre part, la proportion des isotopes OO18 et la variation des faunes fossiles permettent d'estimer la température.

Ci-contre les résultats absolument confondants de l'étude de Jan Veizer réf: A perspective from four billion years of the carbon cycle, Geoscience Canada, 32, 1, A voir l'excellente concordance des variations de le température terrestre avec l'irradiation ionisante, on comprend que Jan Veizer soit devenu très sceptique sur le rôle du CO2 dans le réchauffement climatique.

Ce qui était vrai pendant millions d'années ne serait plus vrai pendant notre petit siècle? Les éruptions solaires ne concerneraient plus notre vieille Terre? A noter un petit point historique très intéressant et qui parait un peu insolite sur cette question: L'idée que les éruptions solaires influencent le climat de notre Terre n'est pas nouvelle.

Ainsi, en , un astronome anglais, Sir William Herschel le découvreur de la planète Uranus et du rayonnement infrarouge qu'il avait trouvé en plaçant un thermomètre derrière un prisme avait remarqué que le prix du blé semblait directement contrôlé par le nombre de taches éruptions solaires qu'il observait avec son télescope réf: London, 91, Il pensait que la couverture nuageuse était plus importante quand il y avait moins d'éruptions solaires et donc moins de blé, dont les prix montaient!

A noter, comme vous allez le voir, que William Herschel qui utilisait des moyens très réduits, avait un sens très profond de l'observation. Il avait déjà presque tout pressenti! C'était un génie, sans doute bien meilleur que bien des climatologues d'aujourd'hui!

Voici exactement ce qu'il dit en L'histoire raconte que la déclaration de William Herschel sur la corrélation entre le cours du blé et l'intensité des taches solaires, prononcée devant l'honorable Royal Society de Londres, déclencha une tempête de rires et qu'il fut contraint de quitter la salle sous les quolibets. Lord Brougham alla jusqu'à utiliser le qualificatif de "grand absurdity" pour qualifier cette hypothèse.

Et pourtant, ce n'était pas du tout absurde comme allaient le montrer les recherches effectuées quelques 2 siècles plus tard. Ci contre, à droite, voici comment on observait les taches solaires au début du XVIIème siècle.

En bref, Herschel pensait que les éruptions solaires jouent un rôle important pour déterminer la température terrestre. Le prix du blé n'est rien d'autre qu'un marqueur un proxy comme disent les américains et, à l'époque, il n'y en avait pas d'autre. En matière de science, c'est ce que nous appelons un indice.

Sans plus, car nous ne connaissions pas le détail des mécanismes et la bonne question c'était: Comment les taches solaires que Herschel observait pouvaient-elles bien influencer le climat de notre planète?

Tout le monde l'ignorait, bien entendu, et il fallut attendre ans pour que les observations de Herschel soient vérifiées en détail et que des tentatives d'explications de la physique du phénomène apparaissent enfin et, aussi, que Lord Brougham "mange du corbeau" toujours comme disent les américains, pour "reconnaître ses torts".

Plus près de nous mais toujours dans la série de grands précurseurs ou visionnaires, je ne peux manquer de vous citer une phrase particulièrement prophétique due à l 'Abbé Théophile Moreux photo ci-contre crédit. Moreux était, tout à la fois, un astronome remarquable il a donné son nom à un cratère de la planète Mars et il était un spécialiste des taches solaires , un météorologue passionné et un vulgarisateur hors-pair. Outre un certain nombre d'articles scientifiques et quarante années de relevés météorologiques, il nous a laissé une centaine de livres de réflexions sur divers aspects de la science.

L'Abbé Moreux est toujours honoré de nos jours et notamment dans la ville de Bourges voir ici où il a passé une grande partie de son existence et construit, successivement, deux observatoires.

A noter que l' Abbé Moreux prit part à la Résistance pendant la seconde guerre mondiale et qu'il fut arrêté par les Allemands. Un officier Allemand, astronome amateur, qui avait lu ses livres, le fit libérer in extremis. Voici ce que Théophile Moreux a écrit dans le livre cité plus haut et que m'a signalé un lecteur cultivé que je remercie:. Tous ces phénomènes NDLR: Les détails de cette action puissante nous échappent encore, mais les physiciens, n'en doutons pas, sauront un jour ou l'autre en démêler les lois, malgré quelques météorologistes attardés qui cherchent toujours en bas alors qu'il faut regarder plus haut.

C'était déjà une tentative d'explication assez prophétique. On se demande quels étaient, en , les "quelques météorologistes attardés qui cherchent toujours en bas alors qu'il faut regarder plus haut" mais on ne peut s'empêcher de faire le parallèle avec la situation actuelle Un autre grand savant surtout connu parce qu'il est le premier à avoir mesuré la charge de l'électron, le Professeur Millikan de CalTech Prix Nobel de Physique , a lui aussi pensé que les rayons cosmiques pouvaient influer sur le climat comme nous le rappellent cette image et le texte ci-contre, extraits de "Popular Science" en Mars Le titre journalistique était " Les rayons cosmiques peuvent permettre de prévoir le climat".

Merci au lecteur érudit. Pour leur part, plus récemment et en relation avec les observations de William Herschel Pustilnik et Gregory Yom Din ont vérifié, en et , en utilisant des moyens modernes, cette frappante corrélation entre le prix du blé et la variation des cycles solaires entre et référence accessible.

Plus extraordinaire encore, ils ont analysés les variations du prix du blé aux Etats Unis entre et et ils ont encore trouvé une excellente corrélation avec les cycles solaires référence accessible et les hausses et les baisses du marché du blé. Cet aspect de la phénologie cad l'étude de l'influence du climat sur la croissance des végétaux, mise en vedette par Emmanuel Leroy Ladurie, en particulier est très intéressant.

Une aussi éclatante corrélation qui n'est pas raison! Elle devrait convaincre les partisans de l'effet de serre du CO2, que les éruptions solaires ont probablement une influence importante sur le climat par le biais de la couverture nuageuse, comme je vais vous l'expliquer ci-dessous. La durée des cycles solaires influence la trajectoire des particules ionisantes émises de l'espace et atteignant la Terre. Tout d'abord, il nous faut comprendre ce qui se passe quand le soleil rentre en éruption, approximativement tous les onze ans, avec un variation lente de l'amplitude au cours des siècles.

Je rappelle que nous sommes actuellement rentré dans une période de très intense activité des éruptions solaires. Il est connu depuis longtemps que les éruptions solaires si elles font assez peu varier la luminance de l'astre, induisent ce que l'on appelle des orages magnétiques.

Ces orages magnétiques d'intensité variable dans le temps et l'espace, apparaissent de manière concomitante avec les éruptions du soleil. Leur première conséquence est de dévier les flux de particules ionisantes les rayons cosmiques découverts par Viktor Hess en , prix Nobel qui, venant de très loin, traversent l'espace à grande vitesse et viennent impacter notre planète. Vous en voulez une preuve?

La voici sur la figure suivante:. Les deux courbes du haut de cette figure représentent le nombre des particules ionisantes qui parviennent sur Terre mesurées dans deux chambres de détection aux États Unis entre et Comme on le voit l'accord temporel entre le nombre d'éruptions solaires et le nombre de particules ionisantes est parfait.

D'autre part, on voit que le maximum d'intensité des éruptions solaires correspond à un minimum du nombre de particules ionisantes qui parviennent sur notre planète. C'est essentiel pour comprendre la suite de ce petit exposé. Ces courbes ont été compilées par le Professeur Svensmark et son équipe de l'Institut de recherches spatiales danois à Copenhague.

Les travaux que je vous expose ont été rapporté dans les meilleures revues internationales comme Physical Review Letters le gotha des physiciens! Ainsi cette courbe, d'origine expérimentale, ne peut être contestée. Le professeur Svensmark et son équipe confirment ainsi ce que l'on pensait déjà et qui résulte du phénomène suivant: Les éruptions solaires induisent des orages magnétiques qui dévient les particules ionisantes qui devraient normalement atteindre notre planète: Lorsque les éruptions sont brutales cad de courte durée , le nombre des particules ionisantes qui atteignent notre planète est minimal: C'est tout simple et nul ne conteste ces faits!

Bon, c'est très bien tout cela, se disent les chercheurs. Mais que font donc ces particules ionisantes lorsqu'elles arrivent sur Terre et comment cela peut-il influencer la température de notre planète? Pour être honnête, disons que de nombreux physiciens et astrophysiciens avaient déjà pressentis, comme le professeur Svensmark, ce que je vais vous raconter. Travaillant indépendamment aux quatre coins de la planète au moins, aux USA en Israèl, au Japon et en Russie , ils étaient parvenus à la même conclusion: Les particules ionisantes doivent influencer la basse couverture nuageuse de la Terre et ainsi son ensoleillement et donc sa température.

Encore fallait-il le prouver et expliquer par quel processus physique! Nous arrivons à la troisième étape:. Troisième et dernière étape: Les particules ionisantes venues de l'espace, plus ou moins déviées par les éruptions solaires influencent grandement la couverture nuageuse de la Terre et donc sa température! Il s'agit d'une collaboration internationale impliquant pas moins de 60 scientifiques appartenant à 17 grandes institutions de la science provenant de 10 pays.

L'investissement est évalué à 9 millions d'Euros: Ce n'est pas rien! Le but de ce programme est d'établir le lien physique entre les radiations ionisantes venues de l'espace et la formation des nuages dans la troposphère de notre planète.

Autrement dit, d'essayer de comprendre si et comment les particules ionisantes peuvent changer la couverture nuageuse de la Terre et donc modifier son ensoleillement et donc Voici un exemple des résultats étonnants obtenu par l'équipe de Svensmark et rapporté en dans Physical Rev.

Letters une revue au dessus de tout soupçon. La courbe ci-dessous présentée par Henrik Svensmark lors d'une connférence en a été implémentée par les résultats obtenus entre et Avouez que le recouvrement de la courbe rouge intensité des rayons cosmiques et de la courbe bleue taux de couverture nuageuse à basse altitude est pour le moins confondante D'autre part, et plus récemment et pour en savoir plus, le professeur Svensmark et ses collaborateurs ont construit une grande chambre d'ionisation une sorte de grande boite transparente entourée d'une multitude d'instruments d'observation et remplie avec les gaz qui constituent la partie inférieure de l'atmosphère terrestre, avec les compositions variables des différents constituants Azote, oxygène, H20, CO2, SO2, sulfates etc.

C'est le projet SKY nuages en Danois. Ils ont ainsi réalisé, dans cette chambre d'ionisation, une petite atmosphère terrestre. Puis ils ont irradié l'ensemble avec des rayons lumineux identiques à ceux du soleil et avec des particules ionisantes identiques à celles qui sont générées par les rayons cosmiques et qui proviennent généralement des étoiles qui explosent en permanence et essentiellement dans la voie lactée.

A la grande surprise des expérimentateurs et du professeur Svensmark lui-même, les résultats ont été d'une efficacité stupéfiante. Ils ont parus, sans tambour ni trompette, l e 4 octobre dans les Proceedings of the Royal Society A, publiés par la Royal Society et l'Académie des Sciences Britannique qui est, bien entendu, une revue au dessus de tout soupçon.

Les média, s'ils sont au courant? Ils ont eu tort, car, de l'avis général, cette découverte représente une vraie nouveauté dans la connaissance du climat de la Terre, même si elle ne leur fait pas plaisir, parce qu'à elle seule, et dans la mesure où elle est confirmée, elle pourrait permettre d'expliquer en grande partie, si ce n'est la totalité des variations de température de la Terre, passée, présentes et futures!

Ce graphe, qui porte malheureusement sur une durée limitée, a la mérite de rassembler sur le même graphique, la variation de fraction de nuages bas inférieurs à 3 km en bleu, la variation mesurée de l'irradiance solaire au sol en pointillés noirs et la variation des rayons cosmiques mesurés à Hawa, en tiretés rouges.

Notez que l'échelle des irradiances solaires est inversée, comme de bien entendu. Les idées du professeur Svensmark , du Dr Shaviv en Israel et de quelques autres sur la planète, dont de nombreux chercheurs Russes sont finalement très simples: Lorsque l'activité solaire est très intense comme cela a été le cas à la findu siècle dernier, les orages magnétiques qui lui sont associés, dévient efficacement les particules qui normalement fabriqueraient des nuages à partir de la vapeur d'H2O présente dans l'atmosphère.

Par un processus qui n'est pas encore totalement éclairci et sur lequel les débats vont bon train, l'ensoleillement résultant sur la Terre est plus intense et la Terre s'échauffe. En revanche, lorsque l'activité solaire est plus faible comme en , voir ici , l'héliosphère devient plus transparente et les rayons ionisants parviennent, en plus grand nombre, jusqu'à l'atmosphère de notre planète provoquant ainsi un refroidissement qui résulte de l'augmentation de l'albedo des nuages..

D'ailleurs des mesures satellitaires ont confirmé ce point de vue, malheureusement pour une période assez courte il n'y avait pas de satellites autrefois!

Bref, c'est simple à comprendre mais c'est révolutionnaire en matière de science des climats et Je ne serais d'ailleurs pas étonné que le Professeur Svensmark, avec ses collègues et le Dr Shaviv de Jérusalem , reçoivent un jour le prix Nobel pour cette découverte qui révolutionne nos idées dans cette matière.

Mais sans doute faudra t'il attendre que tout le battage médiatique sur l'effet de serre soit retombé et que les innombrables polémiques soulevées par cette découverte se soient calmées. Car n'imaginez pas que les tenants de l'effet de serre anthropogénique restent inactifs. Cette découverte est pour eux une véritable catastrophe et ils consacrent beaucoup d'énergie à la minimiser, voire à la ridiculiser Par exemple et à l'instar de Sir Brougham en , et quelques ans plus tard, un autre membre éminent de l'establishment, R.

Pachauri, le président du GIEC, rejeta violemment les idées de Svensmark et Friis-Christensen en les qualifiant de "naïves et irresponsables". Un point important pour les inquiets: Nous sommes actuellement à la fin du cycle D'après ce que nous connaissons des cycles solaires et de leurs évolutions à long terme, et si cette dernière théorie s'avérait exacte, la Terre devrait se refroidir sérieusement dans les années qui viennent! Vous trouverez ici une bibliographie avec des liens actifs des principaux articles de Svensmark et de ses collaborateurs.

Il s'écoulera sûrement beaucoup de temps avant que les choses se clarifient et soient admises par tout le monde comme une évidence. C'est comme cela en Science: Par exemple, Alexander Fleming, le découvreur de la pénicilline le premier antibiotique qui a sauvé des millions de vies humaines , a mis plus de 10 ans avant de faire admettre et produire sa découverte. Et encore, nous étions au début de la seconde guerre mondiale: Vous trouverez ici un superbe petit film 40Mo de l'équipe Svensmark, qui montre ce que l'on voit dans la chambre d'ionisation et vous explique le processus qui conduit de l'arrivée des rayons cosmiques générés par l'explosion d'une étoile à la formation des nuages sur notre Terre.

J'en ai extrait quelques photos, que je vous livre avec quelques explications:. Ces expériences sur l'effet de radiations cosmiques en sont encore à leur début.

Comme dans le projet SKY réalisé à petite échelle, Il s'agit de mettre en place une vaste chambre d'expérience remplie avec des gaz identiques à ceux de l'atmosphère et de l'irradier avec des particules de haute énergie identiques à celles qui nous viennent de l'espace. Il reste bien entendu à déterminer l'efficacité réelle en terme de variations de températures dû à cet effet encore que beaucoup pensent que cet effet des rayons cosmiques pourrait suffire, à lui seul, à expliquer les variations de températures présentes et passées telles que celles du petit âge glaciaire et de l'optimum médiéval.

De tout cela, Les médias n'ont jamais parlé! Vous le voyez, comme c'est souvent le cas en matière scientifique et surtout pour un sujet aussi chaud que le réchauffement planétaire, cette histoire n'est pas terminée.

Même si certains disent que "les sceptiques sur l'effet de serre nous font perdre du temps" comme Kofi Anann, les recherches se poursuivent quoiqu'il arrive et au grand dam de ceux qui nous disent que l'affaire est entendue. Il existe aussi d'autres théories pour expliquer le réchauffement climatique ou plutôt les variations plus ou moins naturelles?

Je ne vous ai décrit que les deux théories qui tiennent le haut du pavé en ce moment: Mais pourquoi nous cache t-on tout cela? Pour que nous fassions des économies d'énergie fossile? Nous sommes assez intelligents pour bien agir sans que l'on nous dissimule les débats scientifiques, non?

Notes added in proof comme disent les chercheurs à la fin d'un article. Cad "notes qui confirment l'article" sur cette hypothèse d'effet des rayons ionisants sur les climat terrestre: Tout récemment en , deux chercheurs de l'Université de Reading Regis G. Stephenson , UK ont eu une idée intéressante. Ils ont rassemblé toutes les données disponibles sur les taux d'ennuagement en fait, ils ont utilisé le facteur de diffusion de la lumière solaire par les nuages présents au dessus de l'Angleterre depuis jusqu'en Ces données sont soigneusement conservées dans les archives des stations météorologiques et ceci, jour après jour.

Nos deux chercheurs de Reading ont comparé ces données de l'ennuagement sur l'Angleterre avec les taux de radiations cosmiques reçues par la Terre pendant la même période, c'est à dire de à Ces données sur les rayons cosmiques sont collectées dans des chambre à bulle situées au Colorado aux USA où elles sont soigneusement enregistrées.

Le résultat de cette confrontation, analysée avec beaucoup de soin, montre que l'intensité des rayons cosmiques est indubitablement corrélée au taux d'ennuagement, exactement comme l'avaient prévu Svensmark et d'autres avant lui, comme William Herschel et Edward Ney. Les résultats, très encourageants pour les tenants de la théorie du réchauffement de la planète par les éruptions solaires, ont été publiés en avril Proc.

Car il s'agit ici d'évidences expérimentales indiscutables qui ne dépendent ni des hypothèses ni des paramètres inconnus, ni des méthodes de calcul. Ce sont des faits, purs et simples. Il est particulièrement intéressant de remarquer que Regis Harrison était loin d'être un supporter des idées de Svensmark et de l'influence des rayons cosmiques sur l'ennuagement de la Terre avant qu'il entreprenne ces recherches. En , Il avait rédigé un rapport particulièrement critique sur les idées que les rayonnements ionisants pouvaient influer sur le climat.

Vous pourrez le constater en consultant son site Internet. C'est sans doute parce qu'il voulait infirmer ces idées qu'il a entrepris ces travaux statistiques sur les nuages au dessus de l'Angleterre. Mais comme tous les bons chercheurs placés devant l'évidence expérimentale, il reconnaît que Svensmark et al.

Par ailleurs, on sait que les modèles GCM General Circulation Model de circulation générale de l'atmosphère utilisés par les programmeurs du GIEC sont totalement incapables de fournir des prédictions correctes pour les moussons. Devant ces évidences, on ne peut que conseiller au GIEC une fois encore, mais sans illusions, de jeter un coup d'oeil du côté du soleil Et enfin, dans le même ordre d'idée, une étude récente parue le 2 Juin , dans le Journal of South African Intitution of Civil Engineering sur la corrélation absolument frappante qui existe entre les quantités de pluies en Afrique du Sud et les éruptions solaires.

Bailey, DB Bredenkamp, A van der Merwe et N Willemse ont rassemblé les données hydrométéorologiques collectées en Afrique du Sud, jour après jour, par les quelques stations réparties dans le pays et ceci pendant les dernières années. Je ne peux résister au plaisir de vous montrer cette courbe qui analyse le niveau du grand Lac Victoria entre et et démontre la corrélation frappante qui relie le niveau du lac et donc des pluies avec le nombre des taches solaires. En noir, le niveau naturel du lac Victoria.

En rouge , la courbe qui donne le nombre de taches solaires autrement dit le nombre d'éruptions solaires pendant la même période. Le moins que l'on puisse dire, c'est que cette corrélation ne peut être le fruit du hasard!

Cela rejoint, en plus clair encore, les résultats précédents des mesures que Harrison et Stephenson ont récemment effectuées pour le Royaume Uni. Vous trouverez l'article ici en pdf et en anglais, bien sûr.

Avouons que comme corrélation, c'est tout autre chose que de voir deux courbes croître de manière monotone comme le fait le GIEC avec le taux de CO2 et la température et d'en déduire une corrélation! Les auteurs de cet article, tous experts dans ce domaine, recommandent d'ailleurs aux autorités de leur pays de prendre en compte ces résultats pour la gestion de l'eau qui est un problème crucial en Afrique du Sud. Ils ajoutent, mi-figue mi-raisin qu'ils n'ont trouvé aucune corrélation avec le taux de CO2 présent dans l'atmosphère!

A noter que ces auteurs ne semblent pas connaître les travaux récents de Svensmark et Nir Shaviv sur ce sujet, puisqu'ils ne les citent pas dans leur bibliographie. A noter, pour être équitable, qu'Edward Ney avait suggéré, lui aussi, en et après une série d'expériences qu'un tel mécanisme devait exister. En cela, il reprenait fidèlement les idées du brave William Herschel en Comme c'est souvent le cas en Science, une idée émerge quelque part, puis elle est délaissée jusqu'à ce qu'elle soit reprise par quelqu'un d'autre.

Elle peut être délaissée là encore et ainsi de suite jusqu'à que les choses arrivent à maturité Cela peut prendre plusieurs siècles! La Science est comme la Justice: Elle avance très lentement et pas à pas, pour éviter de se tromper! Et puis, il faut souvent attendre que les progrès techniques aient permis la mise au point de méthodes plus sophistiquées pour résoudre les problèmes Il s'agit d'une étude menée par deux chercheurs japonais Kasaba et Tokashima, Congrès de l'American Geophysical Union qui ont prélevé des carottes sur de très vieux arbres certains avaient ans!

Il se trouve que le C14 qui est un isotope du carbone naturel C12 est uniquement produit par les radiations cosmiques. Nos deux chercheurs japonais ont donc tracé une courbe donnant l'intensité des radiations cosmiques mesurée par la concentration de carbone 14 par rapport à la concentration de C12 , en fonction du temps mesuré en comptant le nombre des anneaux de croissance. Autrement dit, ils ont utilisé le proxy "C14 dans les anneaux des arbres" pour analyser la proportion de rayons cosmiques depuis plus de mille ans.

Ce faisant, ils ont obtenu la courbe ci-contre qui est proprement époustouflante! En effet, on retrouve parfaitement, de l'an à nos jours, la courbe des températures bien connue avec l'optimum médiéval la période chaude, vers , donc pauvre en rayons cosmiques arrivant sur la Terre , la période froide correspondant aux minimas de Wolf, Sporer et Maunder vers , donc riches en rayons cosmiques impactant la Terre etc.

La partie droite de la courbe correspond au relâchement du C14 par suite de la combustion des énergies fossiles dès le début de l'ère industrielle. Tout cela est parfaitement cohérent avec les idées de William Hershell, de Ney, de Svensmark, de Shaviv, etc Il apparaît donc bien que la température terrestre, du moins pour les mille ans qui ont précédé l'année , ait été totalement déterminée par la proportion des radiations cosmiques venant de l'univers interstellaire et modulée par les éruptions solaires Or nous vivons une période particulièrement riche en éruptions solaires qui dévient et donc atténuent le rayonnement cosmique parvenant sur notre planète provoquant sans doute une diminution de son ennuagement et donc son réchauffement Alors, pourquoi le GIEC s'obstine t'il à nier cette possibilité???

En quoi est-il naïf et irresponsable ce sont les mot qu'avaient utilisé son président de se fier à des découvertes aussi frappantes? Est ce une " grand absurdity " comme avait dit lord Brougham en , qui, bien entendu, ignorait tout cela? Voulez-vous encore une démonstration de cette belle corrélation entre les cycles solaires et la température terrestre? Dirigeons nous vers l'observatoire d'Armagh en Irlande Ulster qui a conservé des archives qui remontent très loin dans le temps, depuis un peu avant pour être précis.

Les gens d'Armagh ont réutilisé la technique de Labitzke-Pekarek citée plus haut. Voici ce qu'ils ont trouvé, à partir de leur base de données locales.

En ordonnée la durée des cycles solaires en années. Notez que l'échelle est représentée avec les cycles longs vers le bas. En abscisse, les dates. Les points représentent les données de températures relevées à Armagh depuis Ici encore, il faut être aveugle pour ne pas voir que la température a augmenté nettement lorsque les cycles solaires étaient courts ce qui correspond à une activité éruptive d'intensité accrue et donc, à un ensoleillement plus important sans doute parce qu'il y a moins de nuages si l'on en croit la théorie de Svensmark.

J'en connais certains, adeptes de Real-Climate, qui persistent à penser, qu'il n'y a là rien d'autre que de simples coïncidences.. Alors, tout spécialement pour eux, permettez-moi d'insister En voici encore une source issue d'un livre Stuiver, M. The solar component of the atmospheric 14 C record. Kluwer, Dortecht, The Netherlands, p. La figure suivante a été reprise et citée par Feynman, J.

Advances in Space Research Cette courbe représente la variation du taux de carbone 14 dans les tissus photosynthétisés conservés dans les cernes des arbres. Comme chacun le sait maintenant, le C14 n'est présent sur Terre que gràce aux rayons cosmiques plus ou moins déviés par les éruptions solaires. Tracer la variation du taux de carbone 14 en fonction du temps revient à suivre la piste des éruptions solaires, au cours des siècles ou des décennies.

Ce graphe rapporte le taux d'isotope C14 que l'on trouvait dans l'atmosphère au cours des années indiquées en abscisse. Ce travail est donc très proche mais indépendant de celui des deux Japonais cités ci-dessus. A noter que celui-ci commence en , les données des Japonais en Les courbes sont remarquablement proches. Comme dans le cas précédent, il faut se souvenir que l'optimum médiéval était une époque remarquablement chaude tandis que le petit âge glaciaire était, lui, remarquablement froid.

Et comme d'habitude, la période chaude médiévale correspond à une chute considérable du rayonnement cosmique sur le planète, tandis qu'on observe l'inverse pour le petit âge glaciaire Je vous le rappelle: Enfin, l'article très récent suivant: Results from the Central Asian Mountains and their global link. Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology De même l'article de Raspopov, O. Lisitsyna , Long-term solar activity variations as a stimulator of abrupt climate change, Russ. Et voici encore un clou dans le cercueil de la théorie de ceux qui ne veulent pas croire à la corrélation manifeste entre les cycles solaires et le climat de la planète: Il s'agit du résultat du travail de cinq chercheurs suisses et allemands U.

Matterqui , en , ont publié une lettre dans Nature Neff et al ont soigneusement dosé la quantité de deux isotopes bien connus, le C14 et le O18 en fonction de la profondeur c'est à dire de l'année de déposition des couches internes de la stalagmite. Tout le monde sait qu'un stalagmite se forme très très lentement, par dépôts successifs de carbonates contenus dans une une goutte d'eau qui tombe du plafond d'une grotte.

Ainsi une stalagmite peut-elle contenir des informations précieuses sur les conditions de l'environnement d'il y a plusieurs milliers d'années. Le C14 , présent sur notre planète est un isotope du carbone ordinaire le C Le C14 présente la particularité de n'être produit que par le rayonnement cosmique qui atteint notre planète.

Le C14 est donc le marqueur favori de ceux qui cherchent à connaître les fluctuations liés aux cycles éruptifs de notre astre solaire au cours des âges, sans que nous ayons accès aux observations directes des taches solaires de ces époques reculées L'isotope 18 O18 de l'oxygène est naturellement présent dans l'oxygène de l'air qui est très majoritairement l'O On sait que le taux de déposition de l'oxygène 18 dépend directement de l'humidité et de la température..

Ainsi, la mesure du taux de l'O18 donne-t-elle une indication précieuse sur les conditions climatiques qui régnaient à l'époque du dépot de la goutte sur la stalagmite.

C'est un principe analogue à celui qui sert pour l'étude des carottages glaciaires. Voici, ci-contre, les courbes obtenues par Neff et al. Elle sont absolument confondantes, comme les précédentes. La corrélation est évidente et se trouve d'autant plus méritoire que les conditions climatiques température et humidité et l'irradiation cosmique ont beaucoup fluctué pendant cette longue période de notre histoire.

La figure du haut récapitule l'ensemble du spectre en bas l'O18, en haut le C14 obtenu pour la période étudiée. En abscisse sont reportées les années en kyr BP, ce qui signifie en unités de ans avant notre époque kiloyear before present. Le graphique du bas est obtenu avec une meilleure résolution pour la période à années avant notre époque.

On peut, sur ce diagramme, observer, presque année après année, l'excellente corrélation qui a existé entre le flux cosmique du soleil et les données climatiques qui régnaient alors sur la Terre Certains continuent encore à nier toutes ces évidences expérimentales en prétendant qu'il ne s'agit que de "coïncidences" fortuites Je pense que ce seul graphique, mais aussi tous les autres qui sont pourtant d'origines très diverses , montre à quel point, la foi exagérée dans les modèles informatiques de l' effet de serre du GIEC , peuvent conduire certains de nos contemporains jusqu'à l'aveuglement le plus total.

C'est le cas des responsables du GIEC. A mon avis, ils ne pourront pas continuer encore longtemps à "oublier" l'effet des radiations cosmiques sur le climat.

Les scientifiques disent "les faits sont têtus". On en peut pas se tromper très longtemps Pour conclure provisoirement cette longue litanie des effets des fluctuations de l'astre solaire sur le climat de la planète , voici le résultat d'un travail tout à fait étonnant, publié par quatre chercheurs américains White W.

Ces derniers ont cherché à savoir s'il existait une corrélation entre l'évolution de la température des océans et les variations de l'irradiance solaire. Cette fluctuation naturelle apparaît correspondre aux fameux cycles de 11 ans des éruptions solaires. Cependant, Il est vrai que seule une fraction de cette énergie solaire parvient sur Terre, parce que le reste est absorbé dans l'atmosphère. Quoiqu'il en soit, le GIEC termine tous ses rapports en déclarant que les variations d'irradiances solaires sont bien trop faibles pour expliquer le réchauffement actuel de la planète..

Ainsi, lorsque l'on cherche s'il existe une corrélation entre les fluctuations solaires et les températures des océans, on s'attend à ne rien trouver du tout! Regardez attentivement les courbes ci- contre, à droite:. Les quatre courbes supérieures indiquent la température des quatre principaux océans de la planète pendant la même période. Les fluctuations des températures de ces océans ont été moyennées et ceci est indiqué par les courbes continues en noir sur ce graphique. Si vous ne retrouvez pas l'image des fluctuations solaires dans les quatre courbes des températures des océans, c'est que vous avez mal regardé: La corrélation est évidente!

Il est difficile de la nier. Cela montre indubitablement que le flux issu de l'astre solaire joue un rôle essentiel pour déterminer la température des océans, même si ses variations sont extrêmement faibles, elles sont pourtant tout à fait efficaces! Pour enfoncer le clou, s'il en était encore besoin, voici une figure extraite d'un article récent source de Willie W. La référence de cet article est: Research Letters, vol 32, L, Les courbes en pointillé représentent les anomalies de la température de l'air à la surface du cercle Arctique depuis jusqu'en Sur la figure du haut, la courbe en trait noir épais représente les variations de la TSI, c'est à dire de l'irradiance solaire totale Total Solar Irradiance voir la page des grands indicateurs du climat pendant la même période.

Comme je viens de vous le dire dans les paragraphes précédents, on sait que les variations de cette irradiance, bien que faibles, sont étroitement corrélées aux cycles solaires. La superposition de ces deux courbes est étonnante. Elle représente une autre vision de celle qu'avait trouvé Pekarek en et que je cite plus haut. Pour la même période, les courbes du bas montrent la mauvaise corrélation qui existe entre le taux de CO2 courbe en trait épais noir dans l'atmosphère et la même courbe de température que la précédente.

Willie Soon a étudié en détail la statistique de la corrélation entre ces courbes en utilisant la méthode des ondelettes. Ses résultats ne font que confirmer ce que nous voyons: Les variations solaires se corrèlent beaucoup mieux avec les températures que le taux de CO2 dans l'atmopshère Est-il encore nécessaire d'insister en citant les résultats publiés récemment dans Phys.

Letters la plus prestigieuse revue des physiciens, publiée par l'American Physical Society , par trois chercheurs argentins Pablo Mauas, E. Cet article concerne une étude détaillée de la corrélation entre le flux d'eau d'un des plus grands fleuves du monde et l'activité solaire de à La courbe en traits pleins noirs représente le flux du fleuve Parana.

La courbe en pointillés représente la courbe de la TSI Total solar irradiance qui, comme on le sait, est assez proche de celle des taches solaires.

Ces courbe sont été obtenues en faisant une moyenne glissante de 11 ans pour lisser les cycles solaires individuels. A noter que les auteurs ont aussi observé des corrélations remarquables avec les variations du champ magnétique terrestre qui est lui-même corrélé au vent solaire et donc aux effets des rayons cosmiques galactiques GCR , dans l'esprit des travaux récents de Vincent Courtillot et al.

Et en effet, la corrélation est une fois de plus stupéfiante Overpeck, Nature London , Encore un article récent en sur les corrélations soleil-climat. Cette année, on ne les arrête plus!. Dans la revue Science du 7 Nov. Il est de Pingzhong Zhang et al. Les auteurs viennent de diverses universités et centres de recherches chinois et américain. Cette étude est financée par la NSF et diverses institutions chinoises,. Les chercheurs ont analysé les isotopes contenus dans un morceau de stalagmite d'un mètre cinquante de longueur provenant d'une grotte de Wanxiang Nord de la Chine.

Cette stalagmite a enregistré au cours des années, des informations sur la mousson asiatique AM. Les collègues de cette équipe ne cachent pas leur admiration pour cette découverte qui, selon Richard Kerr , le chroniqueur de Science source , "fournit la preuve la plus décisive, à ce jour, pour un lien entre le climat, le soleil et la Culture " NDLR: Il n'a pas dû lire les articles précédents mais c'est un grand pas en avant pour cette revue et pour Richard Kerr.

Je précise que le mot "culture" est ici utilisé dans le sens de "civilisation". En effet -mais je ne m'étendrai pas sur ce sujet ici- les chercheurs qui ont mené cette étude ont non seulement trouvé qu'il existait un lien fort entre l'activité solaire et le climat mais encore que ces fluctuations qui avaient fait alterner pluies abondantes et sécheresses avaient aussi déterminé les changements d'ères chinoises successivement Tang, Song, Ming et Qin.

La technique utilisée est classique. Une proportion notable de sels d'Uranium et de Thorium ont permis une datation précise à 2,5 ans près! Comme a l'accoutumée pour les stalagmites, c'est l'isotope 18 de l'oxygène qui a servi analyser les quantités de pluie en fonction du temps.

A ce sujet, Gerald Hau , paléoclimatologue Suisse qui ne tarit pas d'éloge dit " Je pense que c'est un des plus beaux articles que j'ai vu depuis longtemps". Il ajoute " Ils ont littéralement enregistré l'histoire de la pluie sur le Nord de la Chine depuis ans". Voici les courbes maîtresses de l'article en question qui concerne la période allant de l'an de notre ère à l'année Les trois courbes en vert identiques résultent des mesures exposées dans cet article.

Les coïncidences avec d'autres mesures avance-recul des glaciers et soleil sont indiquées par les courbes superposées et de couleurs différentes. Courbe A En rouge, L'indice des périodes de sécheresses et d'inondations plus anciennes, relevées à km au nord de la grotte de Wanxiang à LongXi. Les sécheresses pointent vers le haut. Les zones jaunes résultent d'autres mesures identiques faites à LongXi. Courbe B Avance et recul des glaciers alpins suisses Gorner bleu foncé et Grindelwald bleu clair.

Courbe C Irradiance solaire à partir des analyses des isotopes 10 du Béryllium et du carbone 14 Musheler Comme on peut le voir, ces graphiques obtenus à partir de mesures effectuées en Chine et dans les Alpes suisses, mettent en évidence aussi bien l'Optimum médiéval vers l'an que le petit âge glaciaire Autant dire, comme on le sait déjà, que le graphique en crosse de hockey de Michael Mann est carrément démenti par ces résultats, tout comme son argument qui consistait à dire que l'optimum médiéval n'avait concerné que la zone Nord-Atlantique ce qu'il ne pouvait démentir à cause de l'histoire bien documentée de cette région.

Ceci est confirmé par la Fig 3 de l'article qui établit une comparaison entre les différentes reconstructions des températures, par modèles et dendrochronologie. La figure 3 montre que la crosse de hockey surestime grandement d'un facteur 2, au moins les températures du 20ème siècle et atténue l'optimum médiéval.

Il montre aussi, contrairement aux affirmations de Mann et al , que les températures actuelles n'excèdent pas celles de l'optimum médiéval. Ces graphiques montrent aussi de manière frappante, et une fois de plus, la corrélation étroite qui existe entre l'irradiance solaire et donc les cycles solaires avec le climat et ceci, jusqu'en l'an , bien que les auteurs complètent leur article par la fameuse " petite phrase magique " comme signalé par Lindzen et illustré par 3 exemples ici qui déclare que cela ne marcherait que jusqu'en parce que ça diverge des modèles informatiques!

Parbleu, il faut bien parvenir à se faire publier dans Sciences et ne pas se couper des crédits de la National Science Foundation qui a financé cette étude Dans cet esprit, je me demande comment ils vont faire pour écrire une " petite phrase magique " pour justifier la période où la température globale est restée stable ou a diminué alors que le taux de CO2 augmentait à grande vitesse Ils jouent également un grand rôle dans la propagation de la foi catholique , contribuant au recul de l'influence protestante dans certaines régions comme la Flandre ou la Bohême , et évangélisant des populations alors considérées comme païennes en Asie , en Afrique , ainsi que dans le Nouveau Monde.

Enfin, l' Ordre donne une solide formation spirituelle et intellectuelle à ses membres, ce qui fait que nombre de théologiens parmi les plus réputés sont jésuites [ 2 ].

La Compagnie de Jésus a ainsi eu une certaine influence sur les orientations doctrinales et pastorales du concile de Trente [ 3 ]. Un problème théologique vivement débattu entre théologiens de l'époque - jésuites et autres - était la question de la grâce divine dans sa relation avec le libre-arbitre humain [ 2 ]. Le point de vue défendu par les jésuites est rapidement considéré par ses adversaires comme une hérésie, semblable au semi-pélagianisme: La casuistique déclarée est la part de la théologie étudiant les cas de conscience: La casuistique déclarée apparaît au Moyen Âge , à la suite du quatrième concile du Latran , qui généralise le sacrement de réconciliation [ 5 ].

Elle est fortement influencée par la philosophie aristotélicienne [ 8 ]. On leur reproche principalement leur influence politique, leur théologie morale [ b 2 ] , et leur vision de la grâce [ b 1 ]. Sur le plan théologique, les attaques proviennent généralement des universités, où prévaut le plus souvent une vision augustinienne de ce dernier concept [ b 1 ].

De concordia liberi arbitrii cum divinae gratiae donis est ainsi mis en cause devant le pape. Il partage ses positions sur la grâce, et est comme lui très hostile aux jésuites, critiquant en particulier leur conception des sacrements. Parmi eux, on trouve certains membres des plus importantes familles de la noblesse et de la bourgeoisie parisienne, souvent hostiles au pouvoir royal.

Elle s'étend même sur l'art et le comportement mondain: À cette fin, il publie en et deux apologies, qui obtiennent du succès [ b 11 ]. La bulle est bien reçue en France, réduisant un temps les augustiniens au silence [ b 16 ]. Cette position est renforcée par le consensus théologique suivant lequel, si le pape ne peut errer sur les questions de foi, il le peut sur les questions de faits.

Le débat se poursuit: En février , un des plus notables soutiens de Port-Royal, Roger du Plessis-Liancourt , duc de La Roche-Guyon, est sommé par son confesseur de rompre ses relations avec les jansénistes [ b 20 ]. Cet événement provoque une vive controverse. En juillet de la même année, Arnauld publie une seconde défense de pages in quarto intitulée Seconde lettre à un duc et pair [ b 21 ].

Le moment leur est favorable: La procédure a été marquée de multiples irrégularités: En réaction, soixante docteurs favorables à Arnauld se sont retirés des discussions. Né en , Blaise Pascal est célèbre dans le monde intellectuel grâce à ses travaux de physique et de mathématiques , produits à un très jeune âge. Constamment malade, Pascal a fréquenté entre et les milieux mondains, sur les conseils de ses médecins. Il a fait depuis de nombreuses retraites parmi les Solitaires de Port-Royal, où il a rencontré certains des principaux défenseurs du jansénisme, tel Arnauld ou Lemaistre de Sacy.

Ce dernier est devenu son directeur de conscience. Les circonstances de la création des Provinciales sont mal éclaircies. On les connait principalement par deux récits [ b 28 ]: On a tendance à faire davantage confiance au témoignage de Nicole, Marguerite Perrier étant généralement considérée comme une source peu fiable [ b 29 ]. Il s'agit sans doute également de mobiliser les milieux proches de l'abbaye [ 15 ] , alors que ses soutiens traditionnels Parlement , épiscopat Enfin, Pascal désire probablement depuis longtemps participer à la polémique [ 18 ].

De même, les écrits des autres défenseurs de Port-Royal, tel Lemaistre de Sacy ou Martin de Barcos , sont le plus souvent considérés aujourd'hui comme plats et pénibles à lire [ b 31 ].

Pascal rédige probablement la première lettre en quelques jours, après la première condamnation de fait [ b 29 ]. Ce terme obscur achève de le brouiller. Il parvient finalement à les confondre: Un ami du narrateur lui affirme que les jésuites et les dominicains n'ont pas la même vision de la grâce, en dépit de leur union.

La Compagnie de Jésus se contente de son côté de cette concession, qui fait croire au public que les dominicains ont une position semblable à la leur, pour concentrer ses attaques sur les jansénistes, devenus les véritables défenseurs de la grâce efficace.

Il avoue ensuite que, après une longue lutte, son ordre n'a admis l'existence de la grâce suffisante que dans le but de faire la paix avec les jésuites, jugés trop puissants.

Le janséniste lui reproche alors amèrement d'avoir abandonné la vérité pour des motifs politiques. Il cite ensuite à son appui plusieurs casuistes et scolastiques modernes. Le rédacteur s'exclame alors avec ironie qu'il est heureux d'apprendre que tous ceux qui s'abandonnent entièrement au péché, au point de n'en jamais ressentir aucuns remords, soient finalement assurés d'être sauvés.

Le narrateur répond que le simple bon sens permet de se rendre compte que c'est faux. Il est appuyé par son ami, qui cite plusieurs passages des Écritures contredisant formellement le point de vue du Père. Le janséniste démontre également par les textes sacrés que ce n'est pas vrai non plus pour les Justes , contrairement à ce qu'affirmait son contradicteur.

Son ami janséniste montre au rédacteur certains exemples de maximes morales relâchées des casuistes jésuites. Il lui dit avoir difficultés à supporter le jeûne. Le Père tente de le rassurer en lui présentant un ouvrage récent portant sur la théologie morale , écrit par le casuiste jésuite Antonio Escobar y Mendoza.

Dès lors, peu importe que ces docteurs soient souvent d'opinions contraires, ou que leurs maximes soient parfois en contradiction avec celles des Pères: Le rédacteur demande au jésuite de lui décrire en détail ces nouvelles maximes morales. Les nouveaux casuistes en ont donc créées pour tous les types de gens, sans distinction d'aucune sorte. Le Père aborde en premier lieu le clergé. Le jésuite traite ensuite des valets.

Mais le narrateur raconte à cette occasion une anecdote qui trouble son interlocuteur: Pour se défendre devant la justice, il a présenté cette maxime, à la confusion des Pères. Toujours en citant les casuistes, le jésuite présente cette fois la morale nouvelle relative à la noblesse , et plus précisément à la défense de l' honneur. De la même façon, il est dorénavant acceptable de faire mourir les faux témoins et les juges iniques.

Le rédacteur affirme en préambule que personne n'a réussi à deviner qui il était. Le dialogue avec le jésuite reprend alors. Le Père annonce qu'il va traiter des maximes concernant diverses professions et conditions sociales dont il n'a pas encore parlé. Mais les casuistes ont également veillé à aider les nécessiteux: Les casuistes introduisent toutefois des nuances à ce sujet: Cette assurance de Barry ne peut être remise en cause, car tous les ouvrages des jésuites sont vérifiés par leurs supérieurs, comme la loi les y oblige.

Toujours dans le but de rendre la dévotion plus facile, certains casuistes se sont également appliqués à redéfinir certains péchés. Quant à l' envie et la vanité , elles sont de trop petite importance aux yeux de Dieu pour constituer des fautes vraiment graves.

Autre péché traité par les Pères jésuites: Certains casuistes ont également pensé aux femmes: En outre, les casuistes ne jugent plus la contrition nécessaire pour obtenir le salut: Pascal abandonne la fiction pour répliquer directement aux réponses des Pères jésuites à ses Lettres.

Pascal se défend en affirmant que si la vérité divine exige le respect, les idées humaines qui la corrompent méritent le mépris.

Il ajoute que ce sont les maximes des casuistes jésuites qui portent en soi à rire, tant elles choquent le sens commun. Pascal montre enfin que les jésuites ont contrevenu à toutes ces règles dans leurs écrits: Il conclut en prétendant que son combat est celui de la vérité contre la violence: Il dénonce de la même façon le probabilisme.

Celui-ci est selon lui utilisé dans un but politique: Ainsi, quand les jésuites mettent en avant des casuistes ayant des sentiments chrétiens, cela ne témoigne pas de l'innocence de la Compagnie, mais au contraire de sa duplicité.

L'interdiction de tuer est une constante de tout temps, depuis Noé. Cette défense se retrouve dans toutes les sociétés, y compris païennes. Pourtant, les casuistes autorisent l'homicide dans de nombreux autres cas, violant par là la loi civile, l' Ancien Testament et l'évangile. Ainsi, Pascal montre qu'ils le permettent pour défendre un bien, ou l' honneur.

À ces maximes morales relâchées, Pascal oppose les lois civiles et ecclésiastiques. De même, la loi civile établit de nombreuses précautions avant la mise à mort: Pascal conclut en constatant que les jésuites sont animés par l'esprit du diable, et non par celui de Dieu, entre lesquels chaque homme a à choisir. Il leur conseille de changer de sentiments, ne serait-ce que parce que leurs maximes sont de plus en plus connues et haïes. Afin que plus personne n'attache foi aux calomnies des jésuites, Pascal entend cette fois montrer leurs procédés pour mentir en toute bonne conscience.

L'idée que mentir pour se défendre de calomniateurs ne serait qu'un péché véniel est enseignée dans un grand nombre des universités contrôlées par les jésuites, et considérée par les casuistes comme l'une des opinions probables les mieux établies.

Grâce à cette doctrine morale, ces derniers, qui considèrent chaque attaque contre la Compagnie comme diffamatoire par essence, peuvent calomnier sans risquer leur Salut. Pascal cite ensuite deux exemples montrant leur duplicité. Après avoir écrit un ouvrage qui semblait attaquer la Compagnie de Jésus, M.

Pascal continue de démentir les médisances des jésuites: Jansénius n'a jamais volé d'argent à son collège, un prêtre a été accusé à tort d'avoir dérobé le contenu du tronc d'une église, et le directeur spirituel de Port-Royal Singlin ne s'est pas enrichi dans une affaire de succession. Pascal prouve leur orthodoxie par de nombreuses citations. L'argumentation des jésuites pour qualifier Saint-Cyran d'hérétique est également ridicule, ceux-ci interprétant certains passages de ses ouvrages dans un sens absurde.

Ils en viennent même à déformer les canons du concile de Trente pour servir leur but, altérant par la même occasion la parole des papes et des Pères. Autre calomnie contre Port-Royal, plus invraisemblable que toutes les autres: Puisque le Père Annat , et l'ensemble des jésuites à travers lui, l'ont à nouveau attaqué, c'est l'occasion pour Pascal de démentir leur plus importante accusation, celle d'hérésie.

De plus, leur conception de la grâce est orthodoxe: On en trouve de nombreux exemples dans l'histoire ecclésiastique, et il s'agit là d'un point de vue partagé par tous les théologiens, y compris jésuites. Il en ressort que ces derniers ne peuvent prétendre que, puisque le pape a attribué les propositions à Jansénius, on devient hérétique en le niant: Par ailleurs, il n'est pas question de faire signer aux ecclésiastiques un formulaire les forçant à condamner le sens de Jansénius, comme les jésuites le voudraient, car ce serait faire leur jeu: Car c'est là en effet leur véritable objectif en s'attaquant à Jansénius: Face aux accusations de Pascal, le Père Annat a été forcé de préciser l'hérésie reprochée aux défenseurs de Jansénius: Toutefois, si les jésuites n'en sont pas d'accord, ils n'en seront pas hérétiques pour autant: Si le pape a à nouveau condamné les cinq propositions, c'est parce que son entourage est favorable aux jésuites.

Par ailleurs, le pape ne doit pas gouverner de façon autoritaire, mais par la douceur et la persuasion. En écrivant les Provinciales , la volonté de Pascal est d'abord de participer à une controverse: Instrument de toutes les controverses intellectuelles théologie , science , littérature Elle induit un schéma répétitif: Toutefois, contrairement aux autres pièces de la polémique entre jésuites et jansénistes , les différentes Provinciales ne se réduisent pas à des dissertations déguisées [ 21 ].

Les deux formes de littérature desquelles les Provinciales se rapprochent le plus sont sans doute la comédie Jean Racine les a par exemple perçues de cette manière [ 24 ] et le roman Pascal a ainsi été accusé d'être un romancier par les jésuites [ a 10 ]: Dans ce but, l'usage massif de la forme épistolaire par les auteurs de libelles s'explique par deux raisons proches.

Ainsi, la correspondance entre le Provincial et le narrateur se rapproche de celle entretenue entre membres d'un salon, destinée à être lue en public dans un milieu aristocratique. Pourtant, elles présentent de nombreux éléments de discontinuité. Outre des caractéristiques évidentes même auteur, écrites dans un laps de temps relativement court, format semblable, même public [ 38 ] … , il existe ainsi dans les dix première lettres une intrigue continue, usant des mêmes personnages [ 38 ]. Par ailleurs, on trouve dans chaque lettre de nombreuses références aux précédentes [ 42 ] , tandis qu'est généralement annoncé en fin de lettre le contenu de celle qui suit [ 39 ].

Au moment de leur parution, le style des Provinciales a suscité chez ses lecteurs à la fois surprise et admiration, comme en rendent compte plusieurs témoignages, tel celui de la marquise de Sévigné [ 44 ].

Ainsi, le style d'un auteur devrait selon Pascal le montrer aux lecteurs tel qu'il est, et non tel qu'il veut paraître [ 52 ]. Il a également pu trouver son inspiration dans la rhétorique biblique , alors rarement imitée, mais considérée par lui comme le modèle le plus légitime pour un chrétien [ 54 ]. Enfin, Pascal tend parfois à imiter le langage des prophètes , en brusquant ses adversaires: Cette vision tranchée du monde s'exprime également par l'emploi régulier d' antithèses [ 57 ].

Suivant les catégories de saint Augustin, si l'auteur des Provinciales s'abstient d'employer la concupiscence liée à la chair et celle liée aux yeux, il utilise donc celle liée à l'orgueil [ 65 ].

En employant l'ironie, il crée de même une complicité avec le lecteur, qui connait le vrai sens des propos du narrateur , contrairement au naïf Père jésuite [ 70 ]. De la même façon, il alterne sans cesse dialogue et narration [ 49 ] , en ajoutant nombre de détails inutiles à l'argument [ 72 ]. Roger Duchêne , en particulier, a prétendu que cet aspect entraînerait en son sein une déformation inévitable de la réalité [ 79 ].

Toutefois, pour la majorité d'entre eux, celle-ci est conciliable avec la vérité [ N 3 ]. Celui-ci revient à respecter trois séries de règles, qui se rapprochent de celles des mathématiques: